Auteur/autrice : Jess Hartjes

La Journée mondiale de l’eau : Une perspective autochtone

On entend le message que le moment est venu de croître, de rehausser notre compétitivité et d’être un leader sur la scène mondiale. Le Canada a besoin d’industries qui viennent façonner l’avenir avec l’ambition audacieuse d’accélérer la croissance.

Le 22 mars, c’est la Journée mondiale de l’eau. Une journée pour réfléchir sur l’importance de l’eau. La prise de conscience croissante de la nécessité de prendre soin de la Terre, de l’eau et de réparer les dommages environnementaux constitue aujourd’hui un défi pour les humains à l’échelle mondiale.

L’équinoxe du printemps vient tout juste de se produire le 20 mars. L’équinoxe du printemps était d’ailleurs le nouvel an officiel pour de nombreuses cultures mondiales à travers le monde, dont les tribus algonquiennes dans le nord-est de l’Île de la Tortue (aujourd’hui appelée l’Amérique du Nord). C’est un jour d’équilibre, où l’alignement du soleil et de la lune apporte une quantité égale de lumière du jour et d’obscurité, le retour de la durée plus longue de la lumière du soleil pour faire pousser les choses.

La lune contrôle les eaux, y compris les marées. Elle représente les enseignements féminins sur l’eau reliés aux eaux dans l’utérus qui apportent une nouvelle vie. Le soleil est l’énergie du feu, qui est représentée par le mâle. Dans la culture, les femmes sont considérées comme les « gardiennes des eaux » et les hommes, comme les « gardiens du feu ». Ce contraste est important pour apporter et maintenir une nouvelle vie. Cela est semblable aux cycles du soleil et de la lune ayant des répercussions sur la Terre.

Pour de nombreuses nations autochtones, la Terre est vue comme une entité vivante. Des directives ont d’ailleurs été données pour préserver les terres et leur richesse à travers l’histoire orale. C’est ce qu’on appelle aujourd’hui le savoir traditionnel. Un exemple de cette compréhension : les rivières et les ruisseaux étaient vus comme les veines de la terre, comme dans le corps humain. Le corps humain est composé d’environ 70 pour cent d’eau. Fait intéressant, environ 71 pour cent de la surface de la Terre est également recouverte d’eau. Les océans contiennent environ 96,5 % de toute l’eau de la Terre, ne laissant que 3,5 % d’eau douce dans le monde. La préservation de cette ressource nécessite donc le plus grand soin.

Les ancêtres ont prédit que les humains seront à la croisée des chemins dans la préservation de la Terre. Cette eau serait un jour à vendre et ce ne sera pas tout le monde qui aura droit à une eau salubre.

De : Aînée Verna McGegor, Première Nation Kitigan Zibi Anishinabeg

L’occasion d’innovations maritimes bivalentes

Si vous pouvez démontrer que votre technologie fonctionne dans des activités maritimes, vous possédez alors une base pour devenir une entreprise mondiale.

L’océan est un environnement difficile. C’est pourquoi une innovation maritime peut être apportée plus rapidement dans le secteur de la défense

Le Canada est une nation maritime bordée par trois océans et façonnée par de longs littoraux, de ports très fréquentés et des eaux du Nord qui exigent des compétences, pas du sensationnalisme.

J’ai commencé ma carrière en tant qu’officier du génie naval dans la Marine royale canadienne, puis je suis plus tard devenu entrepreneur. Ces deux mondes m’ont toutefois appris la même leçon : l’environnement marin est impitoyable, et il vous met rapidement la réalité en pleine figure. Le sel, le froid, la corrosion, les vibrations et la connectivité intermittente posent des défis importants pour l’innovation. Par conséquent, si votre technologie fonctionne autant en mer que sur le front de mer, vous avez alors déjà passé un test auquel la plupart des secteurs ne sont jamais confrontés.

C’est la raison pour laquelle de nombreuses entreprises de technologie océanique sont plus près de la pertinence pour la défense qu’elles ne le pensent. Et comme les activités maritimes génèrent d’énormes volumes de données émanant des opérations et de capteurs, l’IA passe d’un avantage agréable à avoir à un avantage réellement opérationnel.

Raisons pour lesquelles cela importe maintenant pour le Canada

La nouvelle Stratégie industrielle de défense du Canada établit clairement une chose : la sécurité nationale et la souveraineté, ce n’est pas seulement une question de ce que nous achetons, mais c’est aussi une question de la force des entreprises canadiennes qui peuvent concevoir, fabriquer et maintenir leur capacité au fil des décennies.

Du point de vue de SOC, il s’agit d’une occasion significative pour le secteur des océans. En démontrant notre technologie à la maison, nous ne répondons pas seulement aux besoins nationaux, mais nous bâtissons également des bases solides pour que les produits et services maritimes canadiens puissent concurrencer sur les marchés alliés, là où la fiabilité compte plus que le sensationnalisme. Si vous avez une attirance pour l’espace maritime commercial, vous avez déjà l’une des « cartes de visite » les plus crédibles au monde.

« Prêt pour l’océan », c’est plus qu’un slogan

La défense n’a pas seulement besoin d’idées brillantes; elle a besoin d’équipements qui n’arrêteront pas de fonctionner lorsque les conditions deviennent difficiles. La défense a besoin de systèmes qui offrent :

  • La fiabilité : des systèmes qui continuent à fonctionner dans des conditions difficiles et qui fonctionnent toujours après des mois d’opérations réelles, pas seulement pendant une démonstration contrôlée.
  • La durabilité : des outils qui peuvent être entretenus avec des pièces de rechange pratiques, de la documentation et des mains formées, afin qu’ils puissent être déployés à grande échelle de manière répétée, en particulier dans des environnements éloignés et difficiles.
  • La sécurité et l’interopérabilité : Les systèmes doivent fonctionner avec d’autres systèmes et demeurer protégés contre les cybermenaces.
  • L’évolutivité : Les systèmes doivent passer d’un « succès ponctuel » à quelque chose que nous pouvons déployer de manière fiable et répétée, sans devoir les réinventer chaque fois.

En termes clairs : l’environnement marin est un test de résistance intégré. Si vous vendez à des ports, à des entreprises hauturières ou de surveillance côtière, vous êtes déjà évalué par rapport à ces réalités. Les clients du secteur maritime ont une tolérance quasi nulle pour les temps d’arrêt; ce qui est d’ailleurs un état d’esprit qui correspond bien à la sécurité nationale.

IA sur le front : parce que le milieu de l’océan n’a pas de nuage

Nous nous noyons dans des données, mais nous sommes affamés de connaissances exploitables. Les opérations maritimes modernes génèrent des quantités massives de données, provenant notamment de radars, d’AIS, d’imageries, de dispositifs acoustiques, de la télémétrie, de la météo, etc. Le défi n’est donc pas au niveau du manque de données, mais plutôt au niveau de la rapidité avec laquelle nous pouvons interpréter ces données pour évaluer la situation.

Dans un environnement comportant des enjeux élevés, un opérateur n’a pas besoin d’un vidage de données brutes, il a besoin d’une image claire et d’une confiance par lesquelles il peut prendre action. C’est à ce moment que l’IA entre en jeu. Dans tout l’écosystème de SOC, nous voyons l’IA se rendre sur place; ce qui signifie qu’elle s’exécute directement sur le navire ou la bouée plutôt que d’attendre une liaison satellite avec un serveur à terre.

Cette rapidité « des données à la prise de décision » est essentielle. Que vous optimisiez les activités commerciales ou que vous gardiez une vigilance constante face à des activités non identifiées dans des eaux éloignées, l’objectif est le même : passer des données brutes à une action confiante avant la fermeture de la fenêtre. Dans les contextes de la défense, cette rapidité doit s’accompagner d’une surveillance humaine éclairée, d’une traçabilité et d’un traitement sécurisé des données.

L’obstacle : technologie par rapport à l’adaptation

La question qui se pose maintenant est la suivante : pourquoi ne voyons-nous pas davantage d’innovations océaniques se déployer rapidement dans le secteur de la défense? C’est parce que la « bivalence » n’est pas seulement une étiquette; c’est un travail d’adaptation.

Les innovateurs maritimes font souvent face aux mêmes obstacles :

  • Le langage : les exigences, la conformité et les cadres des risques peuvent sembler être un dialecte étranger.
  • Les délais : les cycles d’approvisionnement de la défense peuvent être plus longs que les cycles commerciaux; vous avez donc besoin d’un plan qui garde les revenus en mouvement pendant la procédure de vérification de l’admissibilité.
  • Le manque de confiance : la défense vous demandera d’où viennent vos données, la façon dont vos modèles se comportent dans les situations de missions critiques et les moyens par lesquels les humains peuvent garder le contrôle.

Aucun de ces éléments n’est insurmontable, mais il peut être difficile de les gérer seuls, en particulier pour les PME ayant des ressources limitées. Il est possible de monter à bord d’un navire naviguant par forte houle, mais cela est grandement facilité par le pilotage.

La souveraineté, c’est une question de personnes, pas seulement de géographie

Si le Canada prend au sérieux la souveraineté « d’un océan à l’autre », alors la participation des autochtones et des Inuits doit être considérée comme fondamentale et non comme une question secondaire.

L’orientation du Canada en matière de défense met l’accent sur des partenariats plus solides dans le Nord. En pratique, cela signifie élaborer des programmes qui respectent les priorités communautaires et créent des capacités locales. Un système n’est vraiment « prêt pour la défense » que si les habitants de la région font partie du leadership, de la formation et du modèle de soutien à long terme. Cela signifie créer des voies pratiques vers la formation, l’emploi, les rôles dans les opérations locales et la capacité de soutien durable.

Façons dont SOC peut vous aider

Le rôle de SOC est d’aider les innovateurs océaniques du Canada à prospérer. Pour les entreprises qui décident que la défense est un secteur qu’elles aimeraient explorer, SOC continuera d’élaborer des programmes et des voies qui rendront cette exploration plus pratique et plus susceptible de réussir, sans perdre de vue les réalités commerciales.

Le soutien de SOC peut inclure l’orientation dans l’écosystème, le soutien à l’adaptation et la connexion avec des partenaires qui peuvent aider dans le processus de validation, de l’intégration et de la mise à l’échelle. Cela inclut de veiller à ce que les partenaires autochtones et inuits contribuent à façonner les solutions et à intégrer des connaissances locales dans la façon dont les systèmes sont conçus, testés, déployés et soutenus d’un océan à l’autre.

Si la défense fait partie de vos projets, n’attendez pas l’appel d’offres parfait. Documentez votre « résistance à l’eau salée », définissez vos principales lacunes en matière de préparation (sécurité, intégration, prise en charge) et soyez prêt à vous engager. SOC continuera d’élaborer des programmes pour aider les membres à adapter l’attractivité commerciale en pertinence pour la défense et à faciliter les liens avec des partenaires qui peuvent valider et évoluer.

De : James Craig, directeur du développement de Canada’s Ocean Supercluster

IA et quantique en mer : l’occasion océanique du Canada

Je me suis récemment penché sur les raisons pour lesquelles l’observation des océans soutient une économie océanique forte. Grâce aux avancées de la cartographie des fonds marins jusqu’aux capteurs en temps réel, nous voyons l’océan d’une manière qui était tout à fait inimaginable il y a à peine quelques années. Mais l’observation n’est que le début. L’IA et les technologies quantiques viennent refaçonner la prise de décision en mer, et c’est le moment pour le Canada de prendre la tête.

L’océan en tant que couche de données vivante

Notre océan est de plus en plus numérisé. Des capteurs sont désormais déployés sur des navires, des drones autonomes, des bouées et des plateformes sous-marines. Les satellites à faible coût multiplient l’étendue et la fidélité de l’observation de la Terre. Pour la première fois, nous générons ainsi des données océaniques significatives à une échelle que les systèmes d’IA peuvent utiliser.

De longue date, le manque de données utilisables constituait l’un des plus grands obstacles à l’application de l’IA dans l’océan. Le défi consiste maintenant à structurer, à partager et à agir sur la base de ces données, en particulier en temps réel, dans des conditions extrêmes et à travers les juridictions.

Des algorithmes à l’action : Applications de l’IA océanique

L’IA dans l’océan ne consiste pas seulement à construire un bon modèle. Il s’agit de maintenir des systèmes intelligents dans des environnements distants, déconnectés et imprévisibles. Qu’est-ce que ça apporte?

  • Des prévisions météorologiques plus intelligentes pour rehausser la sécurité et les opérations, à partir du routage des navires jusqu’à l’optimisation de l’énergie éolienne en mer.
  • Une inspection autonome de navires, de câbles sous-marins et de plateformes en mer à l’aide de drones jumelés à l’IA agentique.
  • Des jumeaux numériques adaptatifs qui se mettent à jour avec des données en temps réel pour prévoir les changements de biodiversité, soutenir les évaluations des stocks et guider la planification des infrastructures.
  • Une gestion des ressources plus intelligente, à partir de la surveillance des zones protégées jusqu’à la détection de la pêche illégale en passant par la mise en place d’engins sélectifs qui réduisent les prises accessoires.

Nous avons également constaté des résultats commerciaux tangibles. ThisFish, un des premiers investissements de Supergrappe des océans, a permis de rehausser l’efficacité dans la transformation du poisson grâce à l’inspection automatisée de la qualité, prouvant que l’IA peut stimuler à la fois la durabilité et la rentabilité. De plus, OnDeck AI, qui a été lauréat du Défi Idée pour l’océan de 10 000 $, est en voie de devenir un leader dans l’identification d’objets marins pour la défense, montrant ainsi la façon dont les petits paris IA peuvent progresser en résultats significatifs avec le bon écosystème.

Les connaissances des experts océaniques sont importantes pour les fondateurs de l’IA

Construire l’IA pour l’océan n’est pas comme construire pour la technologie financière ou le commerce électronique. L’océan est ouvert, imprévisible et interconnecté; il ignore les frontières et les limites de bande passante. Nous devons donc concevoir en tenant compte de ces réalités pour accélérer les connaissances océaniques.

Les innovateurs en IA doivent prendre en considération certains éléments :

  • L’océan se déplace au fil des saisons. Le manquement d’une fenêtre météo peut retarder les tests d’un an. La saisonnalité affecte tout, à partir de la collecte des données jusqu’à la validation et le déploiement.
  • Les activités se font dans un espace contesté et réglementé. De la souveraineté des données autochtones jusqu’au droit maritime international, les outils d’IA doivent être conçus en gardant à l’esprit l’autorisation, la sécurité et la conformité.
  • Le contexte est important. Un modèle rodé dans le Pacifique pourrait ne pas être performant dans l’Arctique. Les systèmes d’IA doivent s’adapter aux conditions locales et à l’évolution des niveaux de référence.
  • De nombreux projets de technologie océanique restent bloqués entre la recherche et le déploiement dans le monde réel. Il y a encore du travail à faire pour développer des parcours des phases de pilote jusqu’au produit final, y compris des investissements dans la validation du marché, les voies d’approvisionnement et l’infrastructure de déploiement.
  • Collaboration : le succès dans l’IA océanique signifie travailler entre les secteurs, les ingénieurs, les leaders autochtones, les organismes de réglementation et les chercheurs. L’établissement de la confiance entre ces communautés est tout aussi important que la performance technique.
  • Une conception avec l’éthique de l’IA au cœur des activités : respecter la souveraineté des données, minimiser l’impact environnemental et s’assurer que les systèmes autonomes agissent de manière responsable. L’éthique signifie aussi l’inclusion : les communautés rurales, éloignées et autochtones doivent disposer des outils, de la formation et des connaissances nécessaires pour bénéficier de l’innovation océanique, et pas seulement en ressentir les effets.

Projets de l’IA océanique à surveiller

Supergrappe des océans du Canada a cofinancé plus de 150 projets, dont la moitié comportent maintenant l’IA.

  • IA de prévision : Un projet de 4,5 M$ dirigé par MarineLabs pour fournir des prévisions météorologiques maritimes hyper-locales en utilisant l’IA, améliorant ainsi la sécurité et la planification opérationnelle pour les exploitants maritimes.
  • Autonomie maritime par jumeau numérique OCEANIC: Une initiative de 6 M$ combinant des jumeaux numériques et des systèmes maritimes autonomes pour accroître l’efficacité, élaborer des algorithmes de maintenance prédictive et soutenir des cadres de communication de la prochaine génération.
  • Technologie aquacole améliorée pour la santé marine : Une initiative de 5,9 M$ axée sur l’IA pour faire le suivi de la santé des poissons en temps réel et réduire les pertes de stocks, contribuant ainsi à pérenniser l’approvisionnement alimentaire mondial.
  • Système d’intervention d’urgence maritime (MERS) : Un système d’IA de 1,4 M$ pour rehausser la capacité du Canada à intervenir en cas d’incident maritime grâce à des données en temps réel et à un soutien à la prise de décision.
  • Génomique environnementale pour l’aquaculture : Un projet de 2,9 M$ tirant profit de l’IA pour interpréter l’ADNe en vue d’améliorer la détection des pathogènes et la performance environnementale dans l’aquaculture du saumon.
  • Crochet intelligent : Un projet de 4 M$ visant à construire un système de récupération autonome pour les actifs sous-marins par la fusion de la robotique et de l’IA afin de s’attaquer à l’un des problèmes les plus difficiles sur le plan opérationnel de la technologie océanique.

Ce sont là des projets à l’échelle commerciale comportant des partenaires, des co investissements de l’industrie et une applicabilité mondiale.

Le multiplicateur quantique

L’informatique quantique pourrait accroître considérablement les possibilités (consultez la Stratégie quantique nationale du Canada ). Optimiser la logistique marine, simuler les interactions océan-climat, gérer des données de capteurs de grand volume. Ce sont là des problèmes de calcul intensif qui pourraient être idéalement adaptés à l’informatique quantique au rythme de l’évolution des capacités.

Par la combinaison de technologies quantiques et de systèmes autonomes et d’analyses en temps réel, nous passons des renseignements océaniques réactifs aux renseignements océaniques prédictifs.

Le moment du Canada : Une possibilité de leadership en renseignements océaniques

Le Canada possède le littoral le plus long au monde, un vaste territoire océanique et de solides écosystèmes quantiques et d’IA, mais ces forces sont encore trop souvent cloisonnées. Les innovateurs océaniques se connectent rarement aux laboratoires quantiques. Les fondateurs de l’IA ne connaissent pas les défis urgents de l’océan tandis que les investisseurs n’ont pas encore reconnu l’économie océanique comme une frontière majeure en matière de données et de renseignements.

C’est également un moment clé pour les technologies océaniques bivalentes alors que les besoins civils, environnementaux et de défense convergent dans des domaines tels que la surveillance, la sensibilisation maritime et les systèmes autonomes. La réputation du Canada en matière de technologie fiable, sécurisée et résiliente lui donne un avantage.

La tâche consiste donc maintenant à jeter des ponts, à relier les gens, les plateformes et les capitaux afin que le Canada ne participe non seulement à cette convergence, mais qu’il aide à la diriger à l’échelle mondiale.

Un appel aux investisseurs : C’est la prochaine frontière

Le Canada a une occasion générationnelle d’être à la tête des renseignements océaniques. Forts de l’IA de classe mondiale et du talent quantique, des ensembles de données océaniques en pleine expansion et de l’un des environnements marins les plus complexes de la planète, y compris un littoral arctique qui couvre près de la moitié du pays, nous sommes bien positionnés pour transformer cet avantage en une exportation mondiale.

Mais, pour ce faire, nous devons agir rapidement et de manière responsable. Pour les investisseurs en IA et en technologie de rupture, la prochaine frontière, ce n’est pas la terre ou l’espace, c’est plutôt l’océan.

De : Kendra MacDonald, Directrice générale, Canada’s Ocean Supercluster

EDCm : Un actif potentiel d’un milliard de dollars pour la compétitivité climatique du Canada

L’océan joue un rôle primordial dans la régulation du climat à l’échelle mondiale. Il est le plus grand puits de stockage de carbone sur Terre. Ainsi, il stocke 45 fois plus de carbone que l’atmosphère et 20 fois plus que les plantes terrestres et le sol réunis. L’océan a d’ailleurs déjà absorbé 40 pour cent des émissions de combustibles fossiles et 90 pour cent de la chaleur excédentaire, et il continue d’absorber annuellement 30 pour cent des émissions excédentaires de dioxyde de carbone.

C’est ce qu’implique l’élimination du dioxyde de carbone marin (EDCm). L’EDCm consiste en une série de méthodes qui amplifient ou accélèrent les processus naturels (biologiques, physiques et chimiques) de l’océan en vue de réduire le carbone dans l’atmosphère et de le stocker en toute sécurité dans l’océan. Parmi les exemples d’approches de l’EDCm, on retrouve l’amélioration de l’alcalinité des océans, la fertilisation du fer, la descente et la remontée artificielles des eaux et des techniques électrochimiques.

Il ne sera donc pas surprenant que le Canada soit bien positionné pour tirer profit du potentiel de l’EDCm, car il possède le plus grand littoral du monde, une longue histoire en sciences océaniques, en recherche et en développement technologique, une infrastructure marine mature et un écosystème d’innovation dynamique. Mais quelle est donc cette possibilité? C’est la question à laquelle répond une étude récente menée par Supergrappe des océans du Canada et cofinancée par un consortium d’organisations de partout au Canada.

La possibilité vient de deux leviers : l’atténuation des changements climatiques et la croissance économique.

Atténuation des changements climatiques

L’étude estime que l’EDCm offre le potentiel d’éliminer 130 tonnes métriques de carbone de l’atmosphère par année d’ici 2050. Pour situer ce chiffre dans son contexte, cela représente environ 15 pour cent des émissions de carbone actuelles du Canada et 40 pour cent de la capacité durable d’élimination du carbone dont le Canada aura besoin pour respecter l’objectif de 1,5 degré de l’Accord de Paris. De plus, si les absorptions peuvent être incluses dans les contributions déterminées à l’échelle nationale (CDN), c’est-à-dire les engagements pris par le Canada en vue de réduire les émissions de gaz à effet de serre, l’EDCm peut aider considérablement le Canada à respecter ces engagements. Au-delà des réductions des émissions, certaines approches de l’EDCm pourraient également aider le Canada à réaliser d’autres avantages, comme la réduction de l’acidification de ses océans, la protection des habitats marins et le soutien de la résilience côtière.

L’EDCm peut ainsi grandement apporter sa contribution au Canada dans l’atteinte de ses objectifs en matière d’atténuation des changements climatiques en réduisant des émissions nettes, en développant une capacité d’élimination du carbone à grande échelle, en respectant ses engagements internationaux en matière de climat et en aidant considérablement le Canada à passer à une économie à faibles émissions de carbone.

Croissance économique

L’EDCm offre également la possibilité de contribuer de façon significative aux perspectives de croissance économique du Canada par la création d’emplois, la croissance du PIB, l’investissement en capital et la transition de la main-d’œuvre. L’étude estime que d’ici 2050, l’EDCm pourrait :

  • Créer 90 000 nouveaux emplois permanents directs à travers le Canada, ainsi que des emplois indirects qui pourraient probablement être du double de ce chiffre. Cela représente environ le tiers de l’emploi total actuel au Canada dans le secteur des technologies propres;
  • Accroître le PIB du Canada de 16 G$, soit environ le tiers de l’économie océanique actuelle du Canada;
  • Attirer plus de 30 G$ d’investissements en capitaux nationaux et étrangers;
  • Contribuer à la création de nouvelles occasions d’investissement et d’exportation

Pour mettre en perspective les projections économiques de l’EDCm, le secteur canadien des services publics d’électricité emploie actuellement environ 100 000 personnes à travers le pays, attire plus de 22 milliards de dollars en investissements de capitaux et contribue pour 35 milliards de dollars au PIB du Canada; soit des chiffres semblables aux projections pour l’EDCm d’ici 2050. Ainsi, le secteur de l’EDCm au Canada en 2050 pourrait être aussi grand que le secteur des services publics d’électricité l’est aujourd’hui.

En bref, l’EDCm est non seulement bien aligné pour le Canada, mais il peut également contribuer de manière significative à la réalisation d’objectifs stratégiques du Canada en matière de compétitivité climatique, de transition vers une économie à faibles émissions de carbone et de croissance économique. L’EDCm doit donc être activement soutenu de manière responsable et équitable.

L’EDCm en est encore à ses débuts et nécessite une action catalytique de la part du gouvernement, du secteur privé et des collectivités pour transformer l’avantage initial du Canada d’être un chef de file mondial de l’EDCm en un avantage durable.

De : Akash Rastogi, Directeur principal de la stratégie de capital, Canada’s Ocean Supercluster

Économie des océans du Canada : un atout national qui stimule la croissance et l’innovation

La semaine dernière pendant la Semaine des océans sur la colline tenue à Ottawa, le Conseil d’administration et les hauts dirigeants de Supergrappe des océans du Canada ont rencontré plus de 50 représentants de huit ministères pour leur transmettre le message que l’économie océanique du Canada crée un formidable élan avec la possibilité d’atteindre une ambition audacieuse de croissance de 5 fois d’ici 2035. Comptant près de 1 000 membres provenant de partout au pays, nous avons parlé de la grappe et du réseau océanique du Canada en général comme d’un atout et d’un cadre nationaux à partir desquels nous pouvons collaborer pour réaliser des priorités clés du gouvernement.

Transformer l’investissement en impact

Depuis sa création, SOC a fait avancer une vision d’une économie océanique numérique, durable et compétitive à l’échelle mondiale. Avec un peu plus de 200 millions de dollars d’investissements dans des projets d’innovation océanique de SOC jusqu’en mars 2025, la grappe a co-investi avec l’industrie dans près de 150 projets collaboratifs. Cela a conduit à accélérer le développement de plus de 300 nouveaux produits et procédés océaniques à commercialiser dans le monde entier.

Un récent rapport économique de Mansfield Consulting souligne les répercussions des activités et des investissements de SOC auprès de l’industrie jusqu’en mars 2025. L’étude a révélé que chaque dollar investi par l’intermédiaire de Supergrappe des océans génère plus de cinq fois sa valeur en contribution au PIB, soulignant les avantages économiques et sociétaux à long terme de la construction d’un écosystème d’innovation océanique de classe mondiale.

Assurer la croissance économique à travers le Canada

Les répercussions économiques des activités de SOC jusqu’en mars 2025 comprennent :

  • 1,7 milliard de dollars de production économique totale
  • Une contribution de 1 milliard de dollars au PIB
  • Près de 748 millions de dollars en revenu total de main-d’œuvre
  • La création de près de 10 000 emplois
  • 286 millions de dollars en recettes fiscales totales générées
  • 295 millions de dollars d’investissements de suivi recueillis

Ces chiffres reflètent plus que des rendements financiers; ils représentent de nouvelles entreprises formées, de nouvelles technologies mises sur le marché et une communauté croissante d’innovateurs qui créent une prospérité durable grâce aux possibilités offertes par les océans. Ainsi par le travail de SOC, 200 nouvelles entreprises océaniques ont été créées, 1 280 jeunes ont été formés et 85 millions de personnes ont été informées davantage sur l’importance de l’économie océanique grâce à des campagnes de marketing.

Le moment des océans du Canada :

Alors que le Canada met l’accent sur la diversification des partenariats mondiaux, l’élargissement de débouchés commerciaux pour les produits et services fabriqués au Canada, l’accent accru sur les possibilités de défense et de bivalence, l’adaptation aux changements climatiques et la résilience, et la réponse au moment de la transition énergétique, de la sécurité alimentaire, de l’activité arctique ainsi que le renforcement de l’économie et des collectivités prospères pour l’avenir, nous savons que ce moment est aussi le moment des océans du Canada.

Notre Supergrappe des océans et nos océans du Canada sont prête à la mobilisation, l’accélération et la réalisation de certaines des plus importantes occasions de notre époque alors que le gouvernement du Canada se prépare à mettre en œuvre des stratégies axées sur l’IA, la défense industrielle, la diversification du commerce et la compétitivité climatique dans les mois à venir.

De : Nancy Andrews, Directrice de l’engagement et des communications, Canada’s Ocean Supercluster

La défense du Canada – Là où les capacités océaniques ont une portée profonde

La défense du Canada – Là où les capacités océaniques ont une portée profonde

Lorsque des Canadiens pensent à la défense, ils pensent probablement d’abord à des interventions militaires, à des batailles non livrées ou à la sécurité continentale. Toutefois, la nouvelle Stratégie industrielle de défense (SID) du Canada porte sur quelque chose de plus grand. Il est plutôt question de prospérité, de développement économique, d’emplois et de la sécurité. Et, en son cœur, se trouvent la souveraineté nationale du Canada et un changement transformationnel dans la façon dont nous l’abordons.

En tant que nation océanique ayant le plus long littoral du monde comptant des milliers d’entreprises et d’institutions de recherche de renommée mondiale, le secteur océanique de notre pays est robuste et performant, prêt à croître rapidement, et au centre de l’avenir de la sécurité nationale du Canada. Le message central de la nouvelle SID du Canada porte sur la création et le maintien de capacités de défense essentielles au pays. Moins largement connu, une grande quantité de ces capacités qui relèvent de technologies océaniques et de possibilités de bivalence sont déjà présentes à travers le pays.

Que ce soient des systèmes de détection marine, des navires autonomes, une infrastructure de surveillance de l’Arctique, la capacité de construction navale et les plateformes de données activées par l’IA, tous ces éléments sont identifiés comme étant des domaines prioritaires pour le développement souverain. Ce ne sont pas là des catégories abstraites de défense. Elles représentent l’épine dorsale opérationnelle de la façon dont le Canada comprend la situation de ses eaux, maintient sa présence dans le Nord, protège les chaînes d’approvisionnement et réagit aux pressions géopolitiques émergentes. 

La technologie océanique n’est plus un créneau. C’est un élément essentiel pour notre souveraineté.

La capacité du Canada à surveiller ses trois côtes, ses infrastructures hauturières, ses routes maritimes, ses pêches et ses passages nordiques dépend de plus en plus de réseaux intégrés de détection océanique et de l’analyse des données en temps réel. Des satellites seuls ne peuvent pas fournir cette visibilité. Une sensibilisation maritime continue nécessite des plateformes de capteurs dans l’eau, des systèmes de surveillance autonomes et des outils d’IA capables de traiter des ensembles massifs de données environnementales et opérationnelles.

Le Canada possède déjà une vaste expertise dans ces domaines. Au sein du réseau de Supergrappe des océans du Canada comptant 1 000 membres d’un océan à l’autre, des entreprises de toutes tailles collaborent, et prennent de l’expansion dans le processus, avec le milieu universitaire, la collectivité, les investisseurs et les gouvernements pour développer des systèmes de surveillance avancés, des plateformes de renseignements environnementaux et des véhicules marins autonomes conçus pour des opérations dans des environnements difficiles et éloignés. À mesure que la modernisation de la défense s’accélère, ces capacités seront essentielles non seulement à l’état de préparation militaire, mais aussi aux opérations de la garde côtière, à la protection de l’environnement et aux interventions d’urgence.

La souveraineté dans l’Arctique l’illustre très clairement alors que des infrastructures plus fiables, une meilleure connaissance de la situation, une logistique résiliente et des technologies capables de fonctionner dans des conditions climatiques extrêmes s’avèrent nécessaires. Les systèmes de surveillance des glaces, les outils de navigation autonomes, les plateformes de télédétection et les solutions océaniques adaptées au climat jouent tous un rôle dans le maintien de la présence opérationnelle du Canada. Cela est aussi vrai pour un partenariat significatif avec les collectivités autochtones et nordiques, dont les connaissances, la présence et l’intendance ont façonné ces régions pendant des générations. 

Les systèmes autonomes et sans équipage démontrent une nouvelle fois le changement en cours dans la capacité de défense. Ces technologies étendent la portée opérationnelle, réduisent les risques pour les travailleurs et permettent une surveillance continue dans de vastes zones marines à moindre coût. Pour un pays responsable de millions de kilomètres carrés de territoire océanique, des systèmes autonomes évolutifs sont désormais une nécessité pratique.

L’intelligence artificielle relie non seulement ces solutions océaniques, mais c’est un domaine particulièrement fort pour le Canada, représentant aujourd’hui plus de 60 % du portefeuille de projets de Supergrappe des océans du Canada. L’IA soutient désormais la fusion des capteurs, la maintenance prédictive des navires, la sécurité de la navigation, la détection des menaces et l’optimisation logistique. Des investissements dans des systèmes marins souverains fondés sur l’IA offrent des avantages au-delà de la défense, en soutenant la gestion des pêches, la sécurité maritime, la surveillance du climat et l’avenir du transport maritime. Les mêmes technologies qui protègent la sécurité nationale renforcent également notre productivité économique et contribuent à un environnement océanique plus sain.

Le cadre « Construire, Collaborer et Acheter » de la nouvelle stratégie reconnaît cette réalité en mettant l’accent sur la participation industrielle nationale dans des domaines technologiques clés. Par une mise en œuvre efficace, cette approche peut aider à faire en sorte que les entreprises canadiennes ne soient pas seulement des sous-traitants dans des programmes mondiaux, mais aussi des contributeurs à la conception, au développement et au soutien de systèmes critiques. Cette distinction est des plus importante. Il ne s’agit pas seulement de posséder de l’équipement, mais aussi de contrôler la propriété intellectuelle, de maintenir une main-d’œuvre qualifiée, de soutenir les chaînes d’approvisionnement nationales et d’être en mesure d’adapter des systèmes au besoin. 

La Stratégie industrielle de la défense vient confirmer qu’Ottawa comprend bien cette transition. La prochaine étape consiste donc à s’assurer que les décisions en matière d’approvisionnement, les programmes d’innovation et les partenariats industriels viennent constamment renforcer cette capacité nationale.

Supergrappe des océans du Canada et son réseau de pôles d’innovations océaniques à travers le pays possèdent un portefeuille de plus de 150 projets évalués à plus de 600 millions de dollars, dont plusieurs dotés de capacités de bivalence prêtes à être déployées pour renforcer notre sécurité. Cela, combiné à une ambition commune de faire passer l’économie océanique du Canada à 220 milliards de dollars grâce à Ambition 2035, met la grappe océanique nationale du Canada en position d’appuyer la stratégie de défense du gouvernement et d’accélérer les solutions et les capacités locales.

En tant que pays défini par ses océans, notre souveraineté repose sur ce que le Canada construit chez lui.

Supergrappe des océans du Canada lance une recherche nationale sur les perceptions et les parcours menant à des carrières océaniques

Pour publication immédiate
3 octobre 2024

(Ottawa, Ont.) – Supergrappe des océans du Canada (SOC) a lancé aujourd’hui une nouvelle recherche intitulée « Carrières dans une industrie océanique en évolution : Perceptions de l’accès et des possibilités chez les jeunes et les professionnels en début de carrière ». Le rapport présente ainsi les conclusions d’une étude mandatée par SOC évaluant les perceptions et les attitudes des jeunes et des professionnels en début de carrière à l’égard des carrières dans l’industrie océanique.

Cette étude s’appuie d’ailleurs sur destravaux réalisés par SES Workforce Research & Consulting en 2015 qui ont examiné les données autodéclarées de jeunes âgés de 11 à 15 ans vivant dans des provinces maritimes du Canada. Cette nouvelle étude, dirigée par Dre Sherry Scully, est la première étude nationale du genre ayant une portée nationale et axée sur les jeunes de 18 à 35 ans.

L’économie mondiale des océans pourrait dépasser la croissance de l’économie dans son ensemble de 20 pour cent d’ici 2030. Dans le cadre d’Ambition 2035, Supergrappe des océans du Canada, de concert avec la communauté océanique du pays, a fixé une ambition de croissance de 5 fois dans le contexte de cette croissance; cela représente également une demande accrue de talents dans le domaine océanique.

Ce rapport vise ainsi à offrir des connaissances sur les façons dont l’industrie océanique peut mieux attirer de jeunes talents diversifiés ainsi que des talents expérimentés possédant des compétences transférables en évaluant les perceptions des jeunes et des professionnels en début de carrière sur les carrières océaniques. Cela inclut la façon dont les perceptions ont été façonnées par la sensibilisation, la proximité avec l’industrie, l’éducation sur les STIM océaniques et le récit social, ainsi que la façon dont ces variables se traduisent pour l’attraction ou le découragement de nouveaux talents, les parcours et les obstacles à l’entrée ainsi que les possibilités de sensibilisation aux carrières océaniques. Les résultats permettront également d’élaborer des stratégies visant à renforcer les capacités, les compétences et la flexibilité de la main-d’œuvre océanique.

Le rapport indique que même si les perceptions de l’industrie océanique sont généralement positives, le manque de sensibilisation à l’étendue complète des carrières disponibles dans le secteur océanique ainsi que des voies menant à ces possibilités freine l’intérêt individuel envers une carrière dans le secteur océanique. De plus, cette sensibilisation est corrélée à la proximité individuelle avec les professionnels actuels de l’industrie océanique; ce qui est également un facteur clé dans la perception de l’industrie océanique. À cette fin, on retrouve des possibilités considérables d’améliorer la sensibilisation et l’éducation en sciences océaniques ainsi que des considérations importantes pour l’industrie dans ses stratégies d’attraction et de conservation des talents compte tenu des principaux facteurs définis relativement à la façon dont les jeunes et les travailleurs en début de carrière font des choix de carrière.

Parmi les autres conclusions clés, citons :

  • Il est nécessaire de sensibiliser les employés et les chercheurs d’emploi aux compétences transférables afin d’attirer l’expertise interdisciplinaire dont l’industrie a besoin ;
  • Les travailleurs sous-représentés ont déclaré un plus grand intérêt pour les carrières liées à l’océan et plus d’optimisme quant à l’accès à ces carrières ;
  • Les réponses démontrent un fort optimisme quant au fait que les carrières dans l’industrie océanique peuvent apporter des changements environnementaux positifs et qu’elles ne sont pas uniquement axées sur la récolte des ressources naturelles ;
  • Les moteurs déclarés les mieux classés étaient les suivants : assurer la sécurité et la stabilité financières, avoir une carrière qui est personnellement intéressante et contribuer à un avenir durable.

Supergrappe des océans du Canada a publié le rapport aujourd’hui afin de partager des connaissances et d’éclairer l’activité de développement de la main-d’œuvre qui se déroule dans les océans parmi les membres et les partenaires de partout au pays. Lisez le rapport complet ici.

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Personne-ressource pour les médias
Nancy Andrews
Supergrappe des océans du Canada
nancy.andrews@oceansupercluster.ca

À propos de Supergrappe des océans du Canada  

Supergrappe des océans du Canada accélère le développement et la commercialisation de solutions océaniques créées au Canada dans les domaines de la transition énergétique, la sécurité alimentaire, l’avenir des transports et les changements climatiques tout en faisant croître davantage d’entreprises, en créant plus d’emplois et en attirant des talents océaniques. En tant que grappe océanique nationale du Canada, SOC est un coordonnateur de membres, de partenaires et de réseaux. Elle agit de catalyseur pour favoriser une croissance transformatrice qui contribue à bâtir l’écosystème robuste nécessaire pour réaliser Ambition 2035, soit un potentiel de croissance de 5 fois de l’économie océanique d’ici 2035. À ce jour, Supergrappe des océans du Canada a approuvé plus de 100 projets qui permettront de produire plus de 220 nouveaux produits, procédés et services océaniques créés au Canada en vue d’une commercialisation à l’échelle mondiale. Pour obtenir plus d’informations, veuillez consulter le site à oceansupercluster.ca.

Citations

« Le secteur océanique du Canada présente un potentiel de croissance de cinq fois qui peut aider à transformer notre économie, à créer davantage de bons emplois et à positionner le Canada en tant que chef de file de l’innovation océanique. Nous ne parviendrons pas à réaliser cette ambition sans une main-d’œuvre qualifiée et diversifiée, engagée dans un large éventail d’emplois passionnants nécessaires pour appuyer cette innovation et cette croissance. Nous sommes ravis d’avoir eu l’occasion de collaborer avec Dre Sherry Scully dans le cadre de cette recherche. Nous sommes conscients qu’elle servira de base pour réaliser nos activités et élaborer des stratégies sur la meilleure façon de créer une sensibilisation, un enthousiasme et des parcours vers des carrières dans le secteur océanique qui attireront les talents dont nous avons besoin tout en éliminant les obstacles pour les groupes sous-représentés qui n’auraient peut-être pas envisagé une carrière dans l’océan. » – Kendra MacDonald, directrice générale de Supergrappe des océans du Canada

« Cette recherche est très importante, car nous sommes en concurrence avec d’autres industries pour attirer les talents. Nous devons comprendre la façon dont nous pouvons attirer l’intérêt des bons talents, à savoir la façon dont nous pouvons faire en sorte que l’industrie océanique se démarque lorsque les jeunes envisagent le parcours de carrière à suivre. Le temps nécessaire à la constitution d’un vivier de talents se raccourcit et il ne s’agit pas uniquement de renforcer les capacités. L’industrie océanique a besoin d’une main-d’œuvre compétente, fiable, stable, qualifiée, diversifiée et adaptable. Ce n’est pas une mince tâche, mais c’est faisable.  – Sherry Scully, directrice du développement de la main-d’œuvre pour The PIER at the Seaport

Supergrappe des océans du Canada signe un protocole d’entente avec la National Oceanic and Atmospheric Administration des États-Unis

Pour publication immédiate
26 septembre 2024

(HALIFAX, N.-É.) – À la conférence OCEANS 2024 tenue hier à Halifax en N.-É., Supergrappe des océans du Canada (SOC) et le National Ocean Service (NOS) de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) des États-Unis ont signé un protocole d’entente pour officialiser leur collaboration et faire progresser les priorités communes dans le développement durable de l’économie océanique.

Une étroite collaboration entre les industries océaniques des États-Unis et du Canada est impérative en raison des frontières communes couvrant trois océans et les Grands Lacs.  Officialiser la relation entre la SOC et la NOAA signifie améliorer la coordination autour d’objectifs communs, y compris réunir l’industrie, le milieu universitaire et les gouvernements pour développer de plus grandes connexions dans les deux pays, partager des connaissances et l’information technique ainsi que de soutenir collectivement le développement de la main-d’œuvre océanique.

Ce partenariat viendra ainsi appuyer l’utilisation durable des ressources océaniques pour la croissance économique tout en contribuant à la santé de l’écosystème marin et côtier. Ces activités conjointes contribueront également à accroître les avantages sociétaux, économiques et environnementaux de l’économie océanique.

Supergrappe des océans du Canada attend avec impatience un partenariat productif et actif avec la National Oceanic and Atmospheric Administration des États-Unis ainsi que les avantages qu’elle procurera à l’économie océanique et à la santé de la planète.

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Personne-ressource pour les médias
Nancy Andrews
Supergrappe des océans du Canada
nancy.andrews@oceansupercluster.ca

À propos de Supergrappe des océans du Canada

Supergrappe des océans du Canada accélère le développement et la commercialisation de solutions océaniques créées au Canada dans les domaines de la transition énergétique, la sécurité alimentaire, l’avenir des transports et les changements climatiques tout en faisant croître davantage d’entreprises, en créant plus d’emplois et en attirant des talents océaniques. En tant que grappe océanique nationale du Canada, SOC est un coordonnateur de membres, de partenaires et de réseaux. Elle agit de catalyseur pour favoriser une croissance transformatrice qui contribue à bâtir l’écosystème robuste nécessaire pour réaliser Ambition 2035, soit un potentiel de croissance de 5 fois de l’économie océanique d’ici 2035. À ce jour, Supergrappe des océans du Canada a approuvé plus de 100 projets qui permettront de produire plus de 220 nouveaux produits, procédés et services océaniques créés au Canada en vue d’une commercialisation à l’échelle mondiale. Pour obtenir plus d’informations, veuillez consulter le site à oceansupercluster.ca

À propos de la NOAA

Le climat, la météo et l’eau ont tous des effets sur toutes les vies de notre planète océanique. La mission de la NOAA consiste à comprendre et à prévoir l’évolution de notre environnement, à partir des fonds marins jusqu’à l’espace, ainsi qu’à gérer et à conserver les ressources côtières et marines de l’Amérique. Découvrez la façon dont la science, les services et la gestion de la NOAA profitent à votre communauté : parcourez le site noaa.gov pour prendre connaissance de nos plus récentes publications et nouveautés, et joignez-vous à nous sur les réseaux sociaux.

Citations

« Ce protocole d’entente constitue une étape importante pour favoriser et renforcer la collaboration entre le Canada et les États-Unis dans la résolution des défis océaniques », a déclaré l’honorable François-Philippe Champagne, ministre de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie. « La grappe des océans aide à trouver des solutions transformatrices dans nos océans en tirant parti de l’innovation et en travaillant avec des pays partageant les mêmes idées pour bâtir une économie océanique plus forte, plus durable et plus prospère au Canada. »

« Qu’il s’agisse de relever des défis climatiques, de faire la transition vers d’autres énergies jusqu’à la sécurité alimentaire ou transporter nos marchandises, l’océan est au cœur de la résolution de certains des plus grands défis mondiaux communs auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui tout en créant d’importantes possibilités de développement de la main-d’œuvre et de croissance économique », a déclaré Kendra MacDonald, directrice générale de Supergrappe des océans du Canada. « L’entente officielle conclue aujourd’hui entre Supergrappe des océans du Canada et la NOAA représente un engagement conjoint à travailler ensemble dans le contexte de cette possibilité, à accroître la collaboration entre le Canada et les États-Unis dans le secteur océanique et à obtenir des résultats d’une portée plus grande que ce que l’un ou l’autre des partenaires pourrait atteindre seul. »

« Nous sommes ravis de cette collaboration avec Supergrappe des océans du Canada pour appuyer Ocean Enterprise. Il est formidable d’unir nos forces à celles de nos collègues du Canada de l’autre côté de la frontière et de tirer parti de leur succès avéré avec des grappes technologiques pour faire progresser collectivement les sciences et les technologies océaniques en vue de répondre aux besoins de la société. » – Carl Gouldman, directeur de l’U.S. Integrated Ocean Observing System Office de la NOAA

Le pouvoir de la diversité dans la conservation des océans

De : Serena Nguyen (elle) Fondatrice, DG et consultante principale Evolve Oceans

J’ai assisté au début de cette année à plusieurs conférences sur les océans, dont la Décennie des Nations Unies pour les océans, le World Ocean Summit & Expo, H2O et Oceanfest. Bien que ces événements furent des plus inspirants et instructifs pour les personnes présentes, il me semblait que quelque chose clochait.

En y repensant, je me suis rendu compte que lors de ces événements et les nombreuses discussions en petits groupes avec des leaders engagés à aborder des questions urgentes reliées aux océans, il y avait très peu de personnes qui me ressemblaient… il n’y avait que peu ou pas d’autres personnes de couleur et une diversité de genres ou de cultures limitée sur scène ou dans les salles. Nous avons discuté de l’importance de notre océan et de sa biodiversité, mais de nombreuses voix, points de vue et expériences manquaient à la conversation.

Les parallèles entre la diversité humaine et la biodiversité des océans ne sont pas seulement intéressants, ils sont cruciaux. Notre océan, qui couvre 80 % de la planète, abrite d’innombrables formes de vie dont beaucoup sont encore inconnues. La diversité de ces formes de vie est vitale pour la régulation du climat, la sécurité alimentaire et la production d’oxygène. Toutefois, face à des menaces telles que le changement climatique, la surpêche, la pollution et la destruction des habitats, il est clair que nous devons faire davantage. Nous devons pleinement intégrer la diversité des points de vue, des connaissances et des pratiques culturelles humaines pour développer des solutions efficaces pour protéger notre océan.

Par exemple, des générations de peuples autochtones et de communautés côtières ont développé un lien profond et durable avec l’océan. Leurs connaissances traditionnelles et leurs pratiques durables ont ainsi préservé des écosystèmes marins pendant des millénaires. Les Maoris de la Nouvelle-Zélande et les peuples autochtones du Pacifique Nord-Ouest ont géré leurs ressources côtières de manière durable; les populations et les habitats de poissons sont maintenant sains. Un rapport des Nations Unies de 2021 a révélé que les peuples autochtones gèrent ou détiennent des droits fonciers sur plus de 25 % de la surface terrestre mondiale, soutenant ainsi 80 % de la biodiversité mondiale. Malgré leurs contributions inestimables, ces communautés sont souvent marginalisées dans la conservation des océans, les sciences et les politiques.

Pour faire des progrès significatifs dans nos efforts de croissance, d’innovation et de protection de la santé des océans et de l’économie bleue, nous devons donc sortir de nos chambres d’écho et inclure des expériences, des compétences et des perspectives plus diverses. Cela ne pourra se produire tant que moi et d’autres comme moi devrons nous battre pour être admis dans ces salles.

L’intersection de la diversité humaine et de la biodiversité océanique n’est pas seulement une question d’inclusion, mais aussi de survie. Alors que nous sommes confrontés à des défis environnementaux sans précédent, il est crucial de tirer parti de l’éventail complet des connaissances et de l’expérience humaines pour développer des solutions durables. Nous pouvons créer les solutions nécessaires pour des écosystèmes plus résilients et prospères, tant dans les océans que sur terre, en valorisant et en intégrant les contributions de toutes les communautés et de tous les secteurs.

Ainsi, la prochaine fois que vous vous demanderez de quelle façon vous pouvez contribuer à l’océan, sachez que votre point de vue, vos expériences et vos compétences variées peuvent aider à créer la prochaine solution essentielle requise pour protéger notre océan et toute vie sur terre.

Il est maintenant temps d’apporter plus de diversité dans l’économie bleue. Désirez-vous vous joindre à moi?

Tracer un avenir durable alors que nous célébrons nos partenaires, nos fondateurs et le lancement de la troisième phase du projet Startup des Océans

De : Dr. Paula Mendonça (elle) Directrice générale, Projet Startup des Océans

Notre vision collective de l’économie océanique du Canada est audacieuse ; atteindre une cible de croissance de 5 fois d’ici 2035. Cela nécessitera des solutions novatrices de la part d’entreprises de toutes tailles, y compris des entreprises en démarrage qui repensent la façon dont nous pouvons créer un avenir plus durable. Alors que le projet Startup des Océans entre dans sa phase Trois, nous sommes ravis de célébrer les réalisations remarquables de nos fondateurs et de nous projeter dans les impacts d’entreprises émergentes.

Il n’y a pas si longtemps, des leaders de l’innovation et de l’écosystème technologiques de toutes les provinces de l’Atlantique se sont rencontrés pour discuter de la meilleure façon de collaborer et de soutenir les entreprises en démarrage dans le secteur des océans. Ils ont ainsi reconnu que la création de plus d’entreprises océaniques en démarrage pourrait contribuer de manière significative à l’économie océanique du Canada et de l’ensemble de l’économie bleue internationale. Cette compréhension, combinée à une volonté de collaboration, a mené à la création du projet Startup des Océans en 2020. Il s’agit d’une initiative lancée en vertu de Supergrappe des océans du Canada. Nos partenaires initiaux comprenaient Genesis de Terre Neuve-et-Labrador, Springboard Atlantic et Invest Nova Scotia (alors Innovacorp), Prince Edward Island BioAlliance, New Brunswick Innovation Foundation, Creative Destruction Lab et les gouvernements fédéral et provinciaux. Notre mandat était clair et continue de l’être : nous faisons du Canada le meilleur endroit au monde pour lancer et faire croître une entreprise océanique.

J’ai été ravie d’être intégrée au projet pour travailler avec le directeur général précédent et l’équipe au début du projet, alors que de nouvelles initiatives et de nouveaux programmes étaient rapidement développés et lancés (même au milieu d’une pandémie mondiale). Maintenant que je suis la nouvelle directrice générale, j’ai le plaisir de travailler encore plus étroitement avec ces personnes possédant de grandes connaissances qui sont vraiment engagées dans le succès des innovateurs océaniques au début de leurs activités.

L’écosystème de démarrage océanique du Canada a rapidement pris un élan impressionnant et, en 2022, nous avons élargi notre champ d’action de l’Atlantique à l’échelle nationale afin de soutenir davantage d’innovateurs océaniques de partout au pays. Nous avons alors accueilli de nouveaux partenaires tels que le Centre for Ocean Applied Sustainable Technologies (COAST) de la Colombie-Britannique et Technopole maritime du Québec (TMQ) du Québec.

Nous avons également vu émerger diverses organisations et pôles axés sur les océans à travers le pays. Le soutien croissant envers l’innovation océanique est un puissant signe que les entreprises océaniques en démarrage et les technologies durables qu’elles développent jouent un rôle de plus en plus important dans l’atténuation des répercussions des changements climatiques, l’amélioration de la santé des océans et, bien sûr, dans le renforcement de l’économie océanique du Canada. 

Nous mesurons notre succès par les réalisations de nos entreprises en démarrage. Ainsi, en seulement quatre ans, nous avons des histoires incroyables des 184 équipes d’entreprises en démarrage que nous avons soutenues. Nous avons vu des entreprises comme On Deck Fisheries (C.-B.), CORSphere (T.-N.-L.), Scient (N.-É.) et Coastal Carbon (ON) utiliser l’IA pour favoriser une croissance durable des océans et recevoir un financement important de Supergrappe des océans du Canada. 

Nos entreprises en démarrage ont recueilli plus de 20 millions de dollars et créé plus de 375 emplois. Elles ont aussi participé à divers programmes d’accélération nationaux et internationaux et elles ont émergé en tant que leaders dans le secteur océanique. Elles viennent ainsi inspirer la prochaine génération d’innovateurs d’entreprises océaniques en démarrage.

Alors que nous regardons vers l’avenir, notre vision reste audacieuse : Le Canada est et continuera d’être le meilleur endroit pour démarrer et faire croître une entreprise océanique en démarrage. Avec les côtes les plus longues du monde, nous avons un accès inégalé à nos magnifiques eaux. Nos partenaires de partout au pays s’engagent à soutenir notre travail et à collaborer pour créer des programmes et des initiatives qui garantissent que notre écosystème de démarrage océanique est connecté, prospère et en cours de devenir autonome. Cela nous permettra à tous, partout dans le monde, de récolter les fruits du travail innovant réalisé par les entreprises océaniques en démarrage aujourd’hui et à l’avenir.

Merci à nos partenaires et fondateurs en début d’activités ainsi qu’à toutes les personnes impliquées dans ce parcours. Ensemble, nous faisons des vagues dans l’industrie des technologies océaniques. Continuons à repousser les limites et à innover pour favoriser un avenir durable.