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Plate-forme de solutions de marché : Développer les conditions du marché pour favoriser la croissance de solutions climatiques fondées sur les océans
Défi actuel :
Des solutions climatiques fondées sur les océans constituent un catalyseur essentiel de la transition du Canada vers une économie à faibles émissions de carbone, de la compétitivité climatique et du programme de croissance économique. Cela inclut spécifiquement la décarbonisation marine et l’élimination du dioxyde de carbone marin (EDCm) pour l’atténuation du climat.
Toutefois, des solutions climatiques fondées sur les océans reposent sur la chaîne de valeur et leur efficacité dépend de leur maillon le plus faible. Bien que des efforts importants soient en cours dans les domaines de la recherche scientifique, du développement technologique, de l’avancement des politiques et des composantes liées à l’engagement communautaire, ces efforts ne suffisent pas à rendre ces solutions économiquement viables ou déployables à grande échelle. En prenant l’exemple de la réduction du carbone, non seulement le financement déployé n’est pas suffisant, mais on pourrait également affirmer que les structures de financement ne sont pas adaptées aux objectifs. Il y a un manque de demande généralisée et soutenue pour les extrants des solutions d’élimination. De plus, les marchés du carbone demeurent une voie de commercialisation complexe, fragmentée et difficile.

Plate-forme de solutions de marché :
Il est donc impératif que ces composantes de la chaîne de valeur progressent en parallèle; ce qui constitue une lacune majeure dans le secteur. La Plate-forme de solutions de marché (PSM) est une nouvelle initiative stratégique de Supergrappe des océans du Canada qui vise à combler cette lacune en accélérant le développement du marché pour les solutions climatiques fondées sur les océans.
La Plate-forme de solutions de marché (PSM) créera ainsi un portefeuille de moyens de mise en œuvre de solutions qui varieront selon la nature du problème traité. Les validations de principe, les structures de financement, les études de cas, les pratiques de pointe et la recherche appliquée exploratoire sont des exemples de ces moyens.
Fondée sur l’écosystème :
Une approche fondée sur l’écosystème qui tire parti d’un modèle de réseau de réseaux constitue un élément fondamental de la conception de la Plate-forme de solutions de marché. Les efforts et l’orientation de la PSM seront guidés et éclairés par des connaissances exploitables et l’expertise d’une équipe consultative stratégique composée de leaders du climat et des affaires ayant une expertise en finance, en marchés de capitaux et en gestion du carbone, ainsi que de partenaires de collaboration institutionnels tels que CIBC, S2G Investments, Katapult Ocean, Propeller Ventures et The Sustainability Accelerator, de Stanford Doerr School of Sustainability.
De nombreuses occasions sont offertes pour vous impliquer et collaborer à la Plate-forme de solutions de marché avec Supergrappe des océans du Canada. Veuillez consulter la page https://oceansupercluster.ca/fr/msp/ ou écrire à msp@oceansupercluster.ca pour obtenir plus de renseignements.
De :Akash Rastogi, directeur principal de la stratégie de capital de Supergrappe océans du Canada
La Journée mondiale de l’eau : Une perspective autochtone
On entend le message que le moment est venu de croître, de rehausser notre compétitivité et d’être un leader sur la scène mondiale. Le Canada a besoin d’industries qui viennent façonner l’avenir avec l’ambition audacieuse d’accélérer la croissance.
Le 22 mars, c’est la Journée mondiale de l’eau. Une journée pour réfléchir sur l’importance de l’eau. La prise de conscience croissante de la nécessité de prendre soin de la Terre, de l’eau et de réparer les dommages environnementaux constitue aujourd’hui un défi pour les humains à l’échelle mondiale.
L’équinoxe du printemps vient tout juste de se produire le 20 mars. L’équinoxe du printemps était d’ailleurs le nouvel an officiel pour de nombreuses cultures mondiales à travers le monde, dont les tribus algonquiennes dans le nord-est de l’Île de la Tortue (aujourd’hui appelée l’Amérique du Nord). C’est un jour d’équilibre, où l’alignement du soleil et de la lune apporte une quantité égale de lumière du jour et d’obscurité, le retour de la durée plus longue de la lumière du soleil pour faire pousser les choses.
La lune contrôle les eaux, y compris les marées. Elle représente les enseignements féminins sur l’eau reliés aux eaux dans l’utérus qui apportent une nouvelle vie. Le soleil est l’énergie du feu, qui est représentée par le mâle. Dans la culture, les femmes sont considérées comme les « gardiennes des eaux » et les hommes, comme les « gardiens du feu ». Ce contraste est important pour apporter et maintenir une nouvelle vie. Cela est semblable aux cycles du soleil et de la lune ayant des répercussions sur la Terre.
Pour de nombreuses nations autochtones, la Terre est vue comme une entité vivante. Des directives ont d’ailleurs été données pour préserver les terres et leur richesse à travers l’histoire orale. C’est ce qu’on appelle aujourd’hui le savoir traditionnel. Un exemple de cette compréhension : les rivières et les ruisseaux étaient vus comme les veines de la terre, comme dans le corps humain. Le corps humain est composé d’environ 70 pour cent d’eau. Fait intéressant, environ 71 pour cent de la surface de la Terre est également recouverte d’eau. Les océans contiennent environ 96,5 % de toute l’eau de la Terre, ne laissant que 3,5 % d’eau douce dans le monde. La préservation de cette ressource nécessite donc le plus grand soin.
Les ancêtres ont prédit que les humains seront à la croisée des chemins dans la préservation de la Terre. Cette eau serait un jour à vendre et ce ne sera pas tout le monde qui aura droit à une eau salubre.
De : Aînée Verna McGegor, Première Nation Kitigan Zibi Anishinabeg
L’occasion d’innovations maritimes bivalentes
Si vous pouvez démontrer que votre technologie fonctionne dans des activités maritimes, vous possédez alors une base pour devenir une entreprise mondiale.
L’océan est un environnement difficile. C’est pourquoi une innovation maritime peut être apportée plus rapidement dans le secteur de la défense
Le Canada est une nation maritime bordée par trois océans et façonnée par de longs littoraux, de ports très fréquentés et des eaux du Nord qui exigent des compétences, pas du sensationnalisme.
J’ai commencé ma carrière en tant qu’officier du génie naval dans la Marine royale canadienne, puis je suis plus tard devenu entrepreneur. Ces deux mondes m’ont toutefois appris la même leçon : l’environnement marin est impitoyable, et il vous met rapidement la réalité en pleine figure. Le sel, le froid, la corrosion, les vibrations et la connectivité intermittente posent des défis importants pour l’innovation. Par conséquent, si votre technologie fonctionne autant en mer que sur le front de mer, vous avez alors déjà passé un test auquel la plupart des secteurs ne sont jamais confrontés.
C’est la raison pour laquelle de nombreuses entreprises de technologie océanique sont plus près de la pertinence pour la défense qu’elles ne le pensent. Et comme les activités maritimes génèrent d’énormes volumes de données émanant des opérations et de capteurs, l’IA passe d’un avantage agréable à avoir à un avantage réellement opérationnel.
Raisons pour lesquelles cela importe maintenant pour le Canada
La nouvelle Stratégie industrielle de défense du Canada établit clairement une chose : la sécurité nationale et la souveraineté, ce n’est pas seulement une question de ce que nous achetons, mais c’est aussi une question de la force des entreprises canadiennes qui peuvent concevoir, fabriquer et maintenir leur capacité au fil des décennies.
Du point de vue de SOC, il s’agit d’une occasion significative pour le secteur des océans. En démontrant notre technologie à la maison, nous ne répondons pas seulement aux besoins nationaux, mais nous bâtissons également des bases solides pour que les produits et services maritimes canadiens puissent concurrencer sur les marchés alliés, là où la fiabilité compte plus que le sensationnalisme. Si vous avez une attirance pour l’espace maritime commercial, vous avez déjà l’une des « cartes de visite » les plus crédibles au monde.
« Prêt pour l’océan », c’est plus qu’un slogan
La défense n’a pas seulement besoin d’idées brillantes; elle a besoin d’équipements qui n’arrêteront pas de fonctionner lorsque les conditions deviennent difficiles. La défense a besoin de systèmes qui offrent :
- La fiabilité : des systèmes qui continuent à fonctionner dans des conditions difficiles et qui fonctionnent toujours après des mois d’opérations réelles, pas seulement pendant une démonstration contrôlée.
- La durabilité : des outils qui peuvent être entretenus avec des pièces de rechange pratiques, de la documentation et des mains formées, afin qu’ils puissent être déployés à grande échelle de manière répétée, en particulier dans des environnements éloignés et difficiles.
- La sécurité et l’interopérabilité : Les systèmes doivent fonctionner avec d’autres systèmes et demeurer protégés contre les cybermenaces.
- L’évolutivité : Les systèmes doivent passer d’un « succès ponctuel » à quelque chose que nous pouvons déployer de manière fiable et répétée, sans devoir les réinventer chaque fois.
En termes clairs : l’environnement marin est un test de résistance intégré. Si vous vendez à des ports, à des entreprises hauturières ou de surveillance côtière, vous êtes déjà évalué par rapport à ces réalités. Les clients du secteur maritime ont une tolérance quasi nulle pour les temps d’arrêt; ce qui est d’ailleurs un état d’esprit qui correspond bien à la sécurité nationale.
IA sur le front : parce que le milieu de l’océan n’a pas de nuage
Nous nous noyons dans des données, mais nous sommes affamés de connaissances exploitables. Les opérations maritimes modernes génèrent des quantités massives de données, provenant notamment de radars, d’AIS, d’imageries, de dispositifs acoustiques, de la télémétrie, de la météo, etc. Le défi n’est donc pas au niveau du manque de données, mais plutôt au niveau de la rapidité avec laquelle nous pouvons interpréter ces données pour évaluer la situation.
Dans un environnement comportant des enjeux élevés, un opérateur n’a pas besoin d’un vidage de données brutes, il a besoin d’une image claire et d’une confiance par lesquelles il peut prendre action. C’est à ce moment que l’IA entre en jeu. Dans tout l’écosystème de SOC, nous voyons l’IA se rendre sur place; ce qui signifie qu’elle s’exécute directement sur le navire ou la bouée plutôt que d’attendre une liaison satellite avec un serveur à terre.
Cette rapidité « des données à la prise de décision » est essentielle. Que vous optimisiez les activités commerciales ou que vous gardiez une vigilance constante face à des activités non identifiées dans des eaux éloignées, l’objectif est le même : passer des données brutes à une action confiante avant la fermeture de la fenêtre. Dans les contextes de la défense, cette rapidité doit s’accompagner d’une surveillance humaine éclairée, d’une traçabilité et d’un traitement sécurisé des données.
L’obstacle : technologie par rapport à l’adaptation
La question qui se pose maintenant est la suivante : pourquoi ne voyons-nous pas davantage d’innovations océaniques se déployer rapidement dans le secteur de la défense? C’est parce que la « bivalence » n’est pas seulement une étiquette; c’est un travail d’adaptation.
Les innovateurs maritimes font souvent face aux mêmes obstacles :
- Le langage : les exigences, la conformité et les cadres des risques peuvent sembler être un dialecte étranger.
- Les délais : les cycles d’approvisionnement de la défense peuvent être plus longs que les cycles commerciaux; vous avez donc besoin d’un plan qui garde les revenus en mouvement pendant la procédure de vérification de l’admissibilité.
- Le manque de confiance : la défense vous demandera d’où viennent vos données, la façon dont vos modèles se comportent dans les situations de missions critiques et les moyens par lesquels les humains peuvent garder le contrôle.
Aucun de ces éléments n’est insurmontable, mais il peut être difficile de les gérer seuls, en particulier pour les PME ayant des ressources limitées. Il est possible de monter à bord d’un navire naviguant par forte houle, mais cela est grandement facilité par le pilotage.
La souveraineté, c’est une question de personnes, pas seulement de géographie
Si le Canada prend au sérieux la souveraineté « d’un océan à l’autre », alors la participation des autochtones et des Inuits doit être considérée comme fondamentale et non comme une question secondaire.
L’orientation du Canada en matière de défense met l’accent sur des partenariats plus solides dans le Nord. En pratique, cela signifie élaborer des programmes qui respectent les priorités communautaires et créent des capacités locales. Un système n’est vraiment « prêt pour la défense » que si les habitants de la région font partie du leadership, de la formation et du modèle de soutien à long terme. Cela signifie créer des voies pratiques vers la formation, l’emploi, les rôles dans les opérations locales et la capacité de soutien durable.
Façons dont SOC peut vous aider
Le rôle de SOC est d’aider les innovateurs océaniques du Canada à prospérer. Pour les entreprises qui décident que la défense est un secteur qu’elles aimeraient explorer, SOC continuera d’élaborer des programmes et des voies qui rendront cette exploration plus pratique et plus susceptible de réussir, sans perdre de vue les réalités commerciales.
Le soutien de SOC peut inclure l’orientation dans l’écosystème, le soutien à l’adaptation et la connexion avec des partenaires qui peuvent aider dans le processus de validation, de l’intégration et de la mise à l’échelle. Cela inclut de veiller à ce que les partenaires autochtones et inuits contribuent à façonner les solutions et à intégrer des connaissances locales dans la façon dont les systèmes sont conçus, testés, déployés et soutenus d’un océan à l’autre.
Si la défense fait partie de vos projets, n’attendez pas l’appel d’offres parfait. Documentez votre « résistance à l’eau salée », définissez vos principales lacunes en matière de préparation (sécurité, intégration, prise en charge) et soyez prêt à vous engager. SOC continuera d’élaborer des programmes pour aider les membres à adapter l’attractivité commerciale en pertinence pour la défense et à faciliter les liens avec des partenaires qui peuvent valider et évoluer.
De : James Craig, directeur du développement de Canada’s Ocean Supercluster
IA et quantique en mer : l’occasion océanique du Canada
Je me suis récemment penché sur les raisons pour lesquelles l’observation des océans soutient une économie océanique forte. Grâce aux avancées de la cartographie des fonds marins jusqu’aux capteurs en temps réel, nous voyons l’océan d’une manière qui était tout à fait inimaginable il y a à peine quelques années. Mais l’observation n’est que le début. L’IA et les technologies quantiques viennent refaçonner la prise de décision en mer, et c’est le moment pour le Canada de prendre la tête.
L’océan en tant que couche de données vivante
Notre océan est de plus en plus numérisé. Des capteurs sont désormais déployés sur des navires, des drones autonomes, des bouées et des plateformes sous-marines. Les satellites à faible coût multiplient l’étendue et la fidélité de l’observation de la Terre. Pour la première fois, nous générons ainsi des données océaniques significatives à une échelle que les systèmes d’IA peuvent utiliser.
De longue date, le manque de données utilisables constituait l’un des plus grands obstacles à l’application de l’IA dans l’océan. Le défi consiste maintenant à structurer, à partager et à agir sur la base de ces données, en particulier en temps réel, dans des conditions extrêmes et à travers les juridictions.
Des algorithmes à l’action : Applications de l’IA océanique
L’IA dans l’océan ne consiste pas seulement à construire un bon modèle. Il s’agit de maintenir des systèmes intelligents dans des environnements distants, déconnectés et imprévisibles. Qu’est-ce que ça apporte?
- Des prévisions météorologiques plus intelligentes pour rehausser la sécurité et les opérations, à partir du routage des navires jusqu’à l’optimisation de l’énergie éolienne en mer.
- Une inspection autonome de navires, de câbles sous-marins et de plateformes en mer à l’aide de drones jumelés à l’IA agentique.
- Des jumeaux numériques adaptatifs qui se mettent à jour avec des données en temps réel pour prévoir les changements de biodiversité, soutenir les évaluations des stocks et guider la planification des infrastructures.
- Une gestion des ressources plus intelligente, à partir de la surveillance des zones protégées jusqu’à la détection de la pêche illégale en passant par la mise en place d’engins sélectifs qui réduisent les prises accessoires.
Nous avons également constaté des résultats commerciaux tangibles. ThisFish, un des premiers investissements de Supergrappe des océans, a permis de rehausser l’efficacité dans la transformation du poisson grâce à l’inspection automatisée de la qualité, prouvant que l’IA peut stimuler à la fois la durabilité et la rentabilité. De plus, OnDeck AI, qui a été lauréat du Défi Idée pour l’océan de 10 000 $, est en voie de devenir un leader dans l’identification d’objets marins pour la défense, montrant ainsi la façon dont les petits paris IA peuvent progresser en résultats significatifs avec le bon écosystème.
Les connaissances des experts océaniques sont importantes pour les fondateurs de l’IA
Construire l’IA pour l’océan n’est pas comme construire pour la technologie financière ou le commerce électronique. L’océan est ouvert, imprévisible et interconnecté; il ignore les frontières et les limites de bande passante. Nous devons donc concevoir en tenant compte de ces réalités pour accélérer les connaissances océaniques.
Les innovateurs en IA doivent prendre en considération certains éléments :
- L’océan se déplace au fil des saisons. Le manquement d’une fenêtre météo peut retarder les tests d’un an. La saisonnalité affecte tout, à partir de la collecte des données jusqu’à la validation et le déploiement.
- Les activités se font dans un espace contesté et réglementé. De la souveraineté des données autochtones jusqu’au droit maritime international, les outils d’IA doivent être conçus en gardant à l’esprit l’autorisation, la sécurité et la conformité.
- Le contexte est important. Un modèle rodé dans le Pacifique pourrait ne pas être performant dans l’Arctique. Les systèmes d’IA doivent s’adapter aux conditions locales et à l’évolution des niveaux de référence.
- De nombreux projets de technologie océanique restent bloqués entre la recherche et le déploiement dans le monde réel. Il y a encore du travail à faire pour développer des parcours des phases de pilote jusqu’au produit final, y compris des investissements dans la validation du marché, les voies d’approvisionnement et l’infrastructure de déploiement.
- Collaboration : le succès dans l’IA océanique signifie travailler entre les secteurs, les ingénieurs, les leaders autochtones, les organismes de réglementation et les chercheurs. L’établissement de la confiance entre ces communautés est tout aussi important que la performance technique.
- Une conception avec l’éthique de l’IA au cœur des activités : respecter la souveraineté des données, minimiser l’impact environnemental et s’assurer que les systèmes autonomes agissent de manière responsable. L’éthique signifie aussi l’inclusion : les communautés rurales, éloignées et autochtones doivent disposer des outils, de la formation et des connaissances nécessaires pour bénéficier de l’innovation océanique, et pas seulement en ressentir les effets.
Projets de l’IA océanique à surveiller
Supergrappe des océans du Canada a cofinancé plus de 150 projets, dont la moitié comportent maintenant l’IA.
- IA de prévision : Un projet de 4,5 M$ dirigé par MarineLabs pour fournir des prévisions météorologiques maritimes hyper-locales en utilisant l’IA, améliorant ainsi la sécurité et la planification opérationnelle pour les exploitants maritimes.
- Autonomie maritime par jumeau numérique OCEANIC: Une initiative de 6 M$ combinant des jumeaux numériques et des systèmes maritimes autonomes pour accroître l’efficacité, élaborer des algorithmes de maintenance prédictive et soutenir des cadres de communication de la prochaine génération.
- Technologie aquacole améliorée pour la santé marine : Une initiative de 5,9 M$ axée sur l’IA pour faire le suivi de la santé des poissons en temps réel et réduire les pertes de stocks, contribuant ainsi à pérenniser l’approvisionnement alimentaire mondial.
- Système d’intervention d’urgence maritime (MERS) : Un système d’IA de 1,4 M$ pour rehausser la capacité du Canada à intervenir en cas d’incident maritime grâce à des données en temps réel et à un soutien à la prise de décision.
- Génomique environnementale pour l’aquaculture : Un projet de 2,9 M$ tirant profit de l’IA pour interpréter l’ADNe en vue d’améliorer la détection des pathogènes et la performance environnementale dans l’aquaculture du saumon.
- Crochet intelligent : Un projet de 4 M$ visant à construire un système de récupération autonome pour les actifs sous-marins par la fusion de la robotique et de l’IA afin de s’attaquer à l’un des problèmes les plus difficiles sur le plan opérationnel de la technologie océanique.
Ce sont là des projets à l’échelle commerciale comportant des partenaires, des co investissements de l’industrie et une applicabilité mondiale.
Le multiplicateur quantique
L’informatique quantique pourrait accroître considérablement les possibilités (consultez la Stratégie quantique nationale du Canada ). Optimiser la logistique marine, simuler les interactions océan-climat, gérer des données de capteurs de grand volume. Ce sont là des problèmes de calcul intensif qui pourraient être idéalement adaptés à l’informatique quantique au rythme de l’évolution des capacités.
Par la combinaison de technologies quantiques et de systèmes autonomes et d’analyses en temps réel, nous passons des renseignements océaniques réactifs aux renseignements océaniques prédictifs.
Le moment du Canada : Une possibilité de leadership en renseignements océaniques
Le Canada possède le littoral le plus long au monde, un vaste territoire océanique et de solides écosystèmes quantiques et d’IA, mais ces forces sont encore trop souvent cloisonnées. Les innovateurs océaniques se connectent rarement aux laboratoires quantiques. Les fondateurs de l’IA ne connaissent pas les défis urgents de l’océan tandis que les investisseurs n’ont pas encore reconnu l’économie océanique comme une frontière majeure en matière de données et de renseignements.
C’est également un moment clé pour les technologies océaniques bivalentes alors que les besoins civils, environnementaux et de défense convergent dans des domaines tels que la surveillance, la sensibilisation maritime et les systèmes autonomes. La réputation du Canada en matière de technologie fiable, sécurisée et résiliente lui donne un avantage.
La tâche consiste donc maintenant à jeter des ponts, à relier les gens, les plateformes et les capitaux afin que le Canada ne participe non seulement à cette convergence, mais qu’il aide à la diriger à l’échelle mondiale.
Un appel aux investisseurs : C’est la prochaine frontière
Le Canada a une occasion générationnelle d’être à la tête des renseignements océaniques. Forts de l’IA de classe mondiale et du talent quantique, des ensembles de données océaniques en pleine expansion et de l’un des environnements marins les plus complexes de la planète, y compris un littoral arctique qui couvre près de la moitié du pays, nous sommes bien positionnés pour transformer cet avantage en une exportation mondiale.
Mais, pour ce faire, nous devons agir rapidement et de manière responsable. Pour les investisseurs en IA et en technologie de rupture, la prochaine frontière, ce n’est pas la terre ou l’espace, c’est plutôt l’océan.
De : Kendra MacDonald, Directrice générale, Canada’s Ocean Supercluster
EDCm : Un actif potentiel d’un milliard de dollars pour la compétitivité climatique du Canada
L’océan joue un rôle primordial dans la régulation du climat à l’échelle mondiale. Il est le plus grand puits de stockage de carbone sur Terre. Ainsi, il stocke 45 fois plus de carbone que l’atmosphère et 20 fois plus que les plantes terrestres et le sol réunis. L’océan a d’ailleurs déjà absorbé 40 pour cent des émissions de combustibles fossiles et 90 pour cent de la chaleur excédentaire, et il continue d’absorber annuellement 30 pour cent des émissions excédentaires de dioxyde de carbone.
C’est ce qu’implique l’élimination du dioxyde de carbone marin (EDCm). L’EDCm consiste en une série de méthodes qui amplifient ou accélèrent les processus naturels (biologiques, physiques et chimiques) de l’océan en vue de réduire le carbone dans l’atmosphère et de le stocker en toute sécurité dans l’océan. Parmi les exemples d’approches de l’EDCm, on retrouve l’amélioration de l’alcalinité des océans, la fertilisation du fer, la descente et la remontée artificielles des eaux et des techniques électrochimiques.
Il ne sera donc pas surprenant que le Canada soit bien positionné pour tirer profit du potentiel de l’EDCm, car il possède le plus grand littoral du monde, une longue histoire en sciences océaniques, en recherche et en développement technologique, une infrastructure marine mature et un écosystème d’innovation dynamique. Mais quelle est donc cette possibilité? C’est la question à laquelle répond une étude récente menée par Supergrappe des océans du Canada et cofinancée par un consortium d’organisations de partout au Canada.
La possibilité vient de deux leviers : l’atténuation des changements climatiques et la croissance économique.
Atténuation des changements climatiques
L’étude estime que l’EDCm offre le potentiel d’éliminer 130 tonnes métriques de carbone de l’atmosphère par année d’ici 2050. Pour situer ce chiffre dans son contexte, cela représente environ 15 pour cent des émissions de carbone actuelles du Canada et 40 pour cent de la capacité durable d’élimination du carbone dont le Canada aura besoin pour respecter l’objectif de 1,5 degré de l’Accord de Paris. De plus, si les absorptions peuvent être incluses dans les contributions déterminées à l’échelle nationale (CDN), c’est-à-dire les engagements pris par le Canada en vue de réduire les émissions de gaz à effet de serre, l’EDCm peut aider considérablement le Canada à respecter ces engagements. Au-delà des réductions des émissions, certaines approches de l’EDCm pourraient également aider le Canada à réaliser d’autres avantages, comme la réduction de l’acidification de ses océans, la protection des habitats marins et le soutien de la résilience côtière.
L’EDCm peut ainsi grandement apporter sa contribution au Canada dans l’atteinte de ses objectifs en matière d’atténuation des changements climatiques en réduisant des émissions nettes, en développant une capacité d’élimination du carbone à grande échelle, en respectant ses engagements internationaux en matière de climat et en aidant considérablement le Canada à passer à une économie à faibles émissions de carbone.
Croissance économique
L’EDCm offre également la possibilité de contribuer de façon significative aux perspectives de croissance économique du Canada par la création d’emplois, la croissance du PIB, l’investissement en capital et la transition de la main-d’œuvre. L’étude estime que d’ici 2050, l’EDCm pourrait :
- Créer 90 000 nouveaux emplois permanents directs à travers le Canada, ainsi que des emplois indirects qui pourraient probablement être du double de ce chiffre. Cela représente environ le tiers de l’emploi total actuel au Canada dans le secteur des technologies propres;
- Accroître le PIB du Canada de 16 G$, soit environ le tiers de l’économie océanique actuelle du Canada;
- Attirer plus de 30 G$ d’investissements en capitaux nationaux et étrangers;
- Contribuer à la création de nouvelles occasions d’investissement et d’exportation
Pour mettre en perspective les projections économiques de l’EDCm, le secteur canadien des services publics d’électricité emploie actuellement environ 100 000 personnes à travers le pays, attire plus de 22 milliards de dollars en investissements de capitaux et contribue pour 35 milliards de dollars au PIB du Canada; soit des chiffres semblables aux projections pour l’EDCm d’ici 2050. Ainsi, le secteur de l’EDCm au Canada en 2050 pourrait être aussi grand que le secteur des services publics d’électricité l’est aujourd’hui.
En bref, l’EDCm est non seulement bien aligné pour le Canada, mais il peut également contribuer de manière significative à la réalisation d’objectifs stratégiques du Canada en matière de compétitivité climatique, de transition vers une économie à faibles émissions de carbone et de croissance économique. L’EDCm doit donc être activement soutenu de manière responsable et équitable.
L’EDCm en est encore à ses débuts et nécessite une action catalytique de la part du gouvernement, du secteur privé et des collectivités pour transformer l’avantage initial du Canada d’être un chef de file mondial de l’EDCm en un avantage durable.
De : Akash Rastogi, Directeur principal de la stratégie de capital, Canada’s Ocean Supercluster
Économie des océans du Canada : un atout national qui stimule la croissance et l’innovation
La semaine dernière pendant la Semaine des océans sur la colline tenue à Ottawa, le Conseil d’administration et les hauts dirigeants de Supergrappe des océans du Canada ont rencontré plus de 50 représentants de huit ministères pour leur transmettre le message que l’économie océanique du Canada crée un formidable élan avec la possibilité d’atteindre une ambition audacieuse de croissance de 5 fois d’ici 2035. Comptant près de 1 000 membres provenant de partout au pays, nous avons parlé de la grappe et du réseau océanique du Canada en général comme d’un atout et d’un cadre nationaux à partir desquels nous pouvons collaborer pour réaliser des priorités clés du gouvernement.
Transformer l’investissement en impact
Depuis sa création, SOC a fait avancer une vision d’une économie océanique numérique, durable et compétitive à l’échelle mondiale. Avec un peu plus de 200 millions de dollars d’investissements dans des projets d’innovation océanique de SOC jusqu’en mars 2025, la grappe a co-investi avec l’industrie dans près de 150 projets collaboratifs. Cela a conduit à accélérer le développement de plus de 300 nouveaux produits et procédés océaniques à commercialiser dans le monde entier.
Un récent rapport économique de Mansfield Consulting souligne les répercussions des activités et des investissements de SOC auprès de l’industrie jusqu’en mars 2025. L’étude a révélé que chaque dollar investi par l’intermédiaire de Supergrappe des océans génère plus de cinq fois sa valeur en contribution au PIB, soulignant les avantages économiques et sociétaux à long terme de la construction d’un écosystème d’innovation océanique de classe mondiale.
Assurer la croissance économique à travers le Canada
Les répercussions économiques des activités de SOC jusqu’en mars 2025 comprennent :
- 1,7 milliard de dollars de production économique totale
- Une contribution de 1 milliard de dollars au PIB
- Près de 748 millions de dollars en revenu total de main-d’œuvre
- La création de près de 10 000 emplois
- 286 millions de dollars en recettes fiscales totales générées
- 295 millions de dollars d’investissements de suivi recueillis
Ces chiffres reflètent plus que des rendements financiers; ils représentent de nouvelles entreprises formées, de nouvelles technologies mises sur le marché et une communauté croissante d’innovateurs qui créent une prospérité durable grâce aux possibilités offertes par les océans. Ainsi par le travail de SOC, 200 nouvelles entreprises océaniques ont été créées, 1 280 jeunes ont été formés et 85 millions de personnes ont été informées davantage sur l’importance de l’économie océanique grâce à des campagnes de marketing.
Le moment des océans du Canada :
Alors que le Canada met l’accent sur la diversification des partenariats mondiaux, l’élargissement de débouchés commerciaux pour les produits et services fabriqués au Canada, l’accent accru sur les possibilités de défense et de bivalence, l’adaptation aux changements climatiques et la résilience, et la réponse au moment de la transition énergétique, de la sécurité alimentaire, de l’activité arctique ainsi que le renforcement de l’économie et des collectivités prospères pour l’avenir, nous savons que ce moment est aussi le moment des océans du Canada.
Notre Supergrappe des océans et nos océans du Canada sont prête à la mobilisation, l’accélération et la réalisation de certaines des plus importantes occasions de notre époque alors que le gouvernement du Canada se prépare à mettre en œuvre des stratégies axées sur l’IA, la défense industrielle, la diversification du commerce et la compétitivité climatique dans les mois à venir.
De : Nancy Andrews, Directrice de l’engagement et des communications, Canada’s Ocean Supercluster
Le moment du Canada, c’est aussi le moment de nos océans
Notre gouvernement fédéral diffuse le message que le moment est venu de croître, de rehausser notre compétitivité et d’être un leader sur la scène mondiale. Ainsi, sur la scène de la conférence ALL IN tenue la semaine dernière, nous avons entendu des ministres parler de l’importance pour les Canadiens de saisir le moment, de soutenir les entreprises canadiennes et de s’accorder une chance mutuellement. De plus, avec le lancement du nouveau Bureau des grands projets ayant eu lieu à la fin août, le gouvernement a axé sa première série de projets, dont l’Administration portuaire de Montréal, ainsi qu’une deuxième série d’annonces de projets à venir, sur la mise en valeur des ressources minérales critique, l’énergie éolienne, les infrastructures essentielles dans le Nord, les ports et les infrastructures de transport reliant les Canadiens et nos marchandises au monde, ainsi que les technologies novatrices de captage et de stockage du carbone et de gestion du carbone. Tout cela, combiné à des engagements records en matière de dépenses de défense, à une attention accrue portée sur la souveraineté dans l’Arctique et à trois nouvelles stratégies attendues cet automne axées sur la défense industrielle, la diversification du commerce et la compétitivité climatique, Ottawa vient ainsi souligner l’urgence et l’accélération des mesures. Pour atteindre ces objectifs, le Canada a besoin d’industries qui façonnent l’avenir et qui ont l’ambition audacieuse de faire avancer ce programme. Peu de secteurs sont aussi prêts à concrétiser le programme que l’économie océanique.
Forte de près de 1 000 membres, Supergrappe des océans du Canada (SOC) est l’une des plus grandes grappes bleues au monde. Notre portefeuille de projets offre des solutions allant du transport maritime et de l’énergie océanique élargie aux produits de la mer durables, à la défense et aux technologies bivalentes, au développement accéléré de l’IA et des technologies émergentes, sachant que le potentiel de s’en inspirer pour croître est énorme. Avec nos membres et nos partenaires, et l’ensemble de la communauté océanique du Canada, nous avons une ambition de croissance de 5 fois pour l’économie océanique du Canada par le biais d’Ambition 2035. Plus tôt ce printemps, le Conference Board du Canada a d’ailleurs constaté que si cette ambition était réalisée, elle pourrait générer un total de 378 milliards de dollars en retombées économiques et soutenir 1,2 million d’emplois au Canada. Il s’agit là d’une ambition partagée qui présente des avantages considérables, notamment la création d’emplois, la croissance et l’expansion d’un plus grand nombre d’entreprises océaniques, le renforcement de la résilience dans les collectivités et le fait de faire du Canada un chef de file mondial dans l’économie océanique durable à un moment où c’est l’économie océanique qui devrait dépasser de 20 % la croissance de l’ensemble de l’économie.
Par une plate-forme pour l’économie océanique appelée Tracer la voie, SOC a décrit la façon dont le Canada peut prendre la tête : accélérer l’innovation, développer des technologies propres, faire avancer des solutions bivalentes et axées sur l’Arctique et accroître les débouchés commerciaux du Canada avec ses partenaires mondiaux dans le secteur océanique. L’harmonisation avec des priorités fédérales est évidente. L’accent mis sur la défense industrielle est directement lié aux besoins du Canada en matière de construction navale avancée, de surveillance et de capacités arctiques. La diversification des échanges commerciaux est liée aux exportations de l’économie océanique, à partir de l’aquaculture jusqu’aux technologies marines et ses équipements. Et cela touche également la compétitivité climatique par la mise à l’échelle d’industries océaniques durables qui viennent réduire les émissions, y compris le transport maritime, la transition
énergétique et la sécurité alimentaire, ainsi que la création d’une valeur économique significative dans le processus.
Les concurrents mondiaux sont aussi actifs. La Norvège, Singapour et le Royaume-Uni investissent déjà à grande échelle pour revendiquer leur part de l’économie océanique en pleine croissance, dont la taille a doublé cinq années plus tôt que prévu. Si le Canada veut être le chef de file, nous devons donner la priorité au secteur océanique, nous devons faire preuve d’audace et nous devons tirer parti du moment que connaît le Canada et aussi en faire le moment des océans du Canada. Cela signifie mobiliser des capitaux, faire avancer plus de projets, investir dans l’innovation dirigée par des autochtones, établir des partenariats qui ouvrent des marchés mondiaux et mettre en œuvre des accords avec des pays partenaires, y compris la Déclaration Canada-France sur les océans et l’IA.
Alors que Supergrappe des océans du Canada se rendra à Ottawa du 21 au 23 octobre pour sa Semaine des océans sur la colline, nous partagerons ces messages et ces recommandations, encouragerons l’opportunisme et l’urgence de les aborder. Grâce à notre trousse d’outils de campagne numérique pour les membres et les partenaires qui sera bientôt disponible, nous espérons que vous ajouterez du volume à cette activité.
C’est à nous de saisir le moment.
De : Nancy Andrews, Directrice de l’engagement et des communications, Canada’s Ocean Supercluster
Pleins feux sur les étudiants : Trouver ma place dans l’économie océanique
Si vous m’aviez dit il y a un an que j’allais passer mon été à rencontrer des Chefs, à en apprendre davantage sur la technologie océanique et à aider à lancer des initiatives qui favorisent la résilience climatique menée par des autochtones, je ne vous aurais probablement pas cru. Mais c’est exactement là où j’ai fini par travailler en tant que stagiaire à l’engagement autochtone chez Supergrappe des océans du Canada.
Mes études portent sur la justice sociale et la paix, ainsi que sur la politique et les relations internationales. Mes intérêts ont d’ailleurs toujours penché vers le travail communautaire, les droits de l’homme et l’équité, donc je n’étais pas certain qu’un programme coopératif du secteur océanique soit un match parfait pour moi. Ce à quoi je ne m’attendais pas, c’est à quel point le secteur des océans chevauche tout ce qui me tient à cœur, soit la justice environnementale, la souveraineté autochtone, la politique climatique, l’accès à la technologie et à la propriété intellectuelle, et le droit à un avenir vivable. Il est facile de voir l’océan comme étant lointain, mais la vérité, c’est que ce qui se passe à l’intérieur et autour de lui a des répercussions sur tout le monde.
Travailler chez SOC m’a aidé à me rendre compte que l’industrie océanique n’est pas seulement une question de science et de technologie, mais aussi de personnes, de relations et de façonner l’avenir. Chez SOC, l’engagement envers l’implication des autochtones n’est pas seulement une case à cocher; c’est intégré à des programmes comme le Défi d’innovation côtière autochtone, le programme Transition de carrières autochtones et la formation du Comité directeur de l’Arctique. Faire partie de ces efforts m’a donné l’occasion de voir la façon dont les partenariats et l’innovation peuvent se conjuguer pour soutenir les priorités communautaires et la résilience à long terme.
Une chose que je continue de ne pas comprendre, plus généralement, c’est le nombre de voix et de perspectives qui manquent encore dans ces conversations. L’économie océanique recèle un énorme potentiel, mais nous ne réaliserons jamais ce potentiel sans la participation de tous. Une justice dans ce secteur va au-delà de l’inclusion, elle nécessite de faire de la place pour diverses façons de savoir, de vivre et de diriger. C’était incroyable de faire partie d’une équipe qui valorise cet engagement à promouvoir l’équité et l’action collaborative.
Mon conseil aux autres étudiants qui veulent participer à un programme coopératif? Allez-y et soyez ouvert! Envisagez de postuler à des emplois et des programmes coopératifs qui ne correspondent pas parfaitement à votre vision ou à vos objectifs de carrière à long terme. Certains des apprentissages les plus significatifs se produisent en dehors de votre parcours habituel. Le monde est plus connecté que nous ne le pensons, et il y a de la place pour vos valeurs dans tous les secteurs, même ceux que vous n’avez pas encore envisagés. Vous n’avez pas besoin de changer qui vous êtes pour faire un travail important. Parfois, votre perspective est exactement ce dont vous avez besoin pour faire avancer un espace.
De : Gia Angelopoulos, Stagiaire à l’engagement des Autochtones, Canada’s Ocean Supercluster
Journée nationale des peuples autochtones 2025 : Soutenir les jeunes autochtones
Nous entendons souvent des gens dire : « Les jeunes sont notre avenir », mais en réalité, c’est nous qui avons la responsabilité et la possibilité d’avoir une influence sur leur avenir de la meilleure façon possible. Le temps, l’énergie, l’amour et le soutien que nous offrons à nos jeunes aujourd’hui constituent notre investissement dans un avenir meilleur pour eux ainsi que les générations à venir.
Soutenir les expéditions et les expériences de jeunes dirigées par des autochtones qui visent à cultiver la relation inhérente que les jeunes autochtones entretiennent avec la terre et l’eau est une belle façon engageante et puissante d’investir dans les rêves, les objectifs et les espoirs des jeunes. Voir le regard d’un jeune autochtone lorsqu’il ressent l’amour de ses terres et de ses eaux qu’il n’a peut-être jamais eu l’occasion d’explorer ou de vivre auparavant apporte une joie indescriptible. Lorsqu’ils sont entourés de protecteurs de l’eau, de gardiens de la terre, de matelots de pont, d’ingénieurs, de scientifiques, d’éducateurs, de photographes, de chercheurs, d’écrivains et plus encore, c’est vraiment là que la véritable inspiration et la croyance que tout est possible dans leur propre vie touchent profondément ces jeunes.
Miawpukek Horizon Maritime et Mi’kmaq Alsumk Mowimsikik Koqoey Association (MAMKA) créent ces occasions pour les jeunes Mi’kmaq. Ils visent à accroître leur offre à d’autres jeunes autochtones en élargissant l’espace aux organisations partenaires afin qu’elles puissent trouver leur propre rôle et leur place en vue de contribuer à ces expériences pour les jeunes. À titre de vice-présidente de l’apprentissage et de la réconciliation chez Canadian Geographic, j’ai eu le privilège de collaborer avec Miawpukek Horizon et MAMKA en juin 2024 pour fournir des ressources d’apprentissage, de l’éducation et du soutien éditorial, ainsi que des photographies au nom de la Société géographique royale du Canada. Nous avons ainsi pu faire venir Jacksen Friske, un jeune Anishinaabeg étudiant en journalisme qui a été employé à titre d’étudiant d’été au sein de l’équipe éditoriale du Canadian Geographic, ainsi que Fred Cattroll, le photographe cri et membre de la Société géographique royale du Canada, pour contribuer à la programmation et à la couverture de l’incroyable vision et initiative de la Première nation de Miawpukek. Nous avons apporté à la table notre temps et nos ressources éducatives en vue d’améliorer le riche programme que Miawpukek avait créé, y compris les contributions du Marine Institute de l’Université Memorial, Ocean Networks Canada, la Audubon Society pour n’en nommer que quelques uns.
Il s’agit d’un exemple de ce à quoi peut ressembler une véritable réconciliation; des groupes, des organisations et des sociétés autochtones et non autochtones qui se réunissent en tant qu’alliés et partenaires pour soutenir des expériences dirigées par des autochtones pour les jeunes. Pour ceux d’entre nous qui ne sont pas autochtones, il est temps de reconnaître notre place et notre espace dans le soutien aux jeunes autochtones. Nous avons tous un rôle à jouer, mais nous devons être diligents dans notre alliance. Plutôt que d’occuper des espaces qui ne nous sont pas destinés, nous pouvons écouter ce que les nations, les communautés et, ce qui est très important, les jeunes autochtones, veulent que nous leur apportions. Alors que Miawpukek Horizon Marine, MAMKA et la Première nation de Miawpukek continuent de montrer la voie dans leur travail en sciences océaniques, terrestres et aquatiques et en développement de carrière, nous avons tous l’occasion de rehausser et de souligner leurs efforts en promouvant et en appuyant les initiatives dirigées par des autochtones. C’est pourquoi la Société géographique royale du Canada, Supergrappe des océans, Workplace Warriors ainsi que d’autres voient une telle valeur dans l’investissement dans ces occasions axées sur la collectivité. Je vous invite à vous joindre à nous et à trouver votre place pour faire progresser ces expériences et expéditions importantes pour les jeunes autochtones alors que nous faisons notre part pour préparer leur avenir.
De : Charlene Bearhead, vice-présidente, Apprentissage et réconciliation, Entreprises Canadian Geographic
Tracer la voie vers 2035 – Une plateforme pour l’économie océanique du Canada

Dans le contexte de l’économie océanique mondiale projetée de 4 billions de dollars canadiens d’ici 2030, Supergrappe des océans du Canada et la communauté océanique de notre pays ont élaboré en 2022 une ambition pour notre économie océanique appelée Ambition 2035. Au cours des deux dernières années, nous avons collaboré pour sensibiliser et susciter un sentiment d’urgence autour de ce potentiel de croissance de 5 fois pour le Canada. Ensemble, nous avons ainsi communiqué ce message à des dizaines de milliers de personnes à travers le pays, dont des chefs d’entreprise, des décideurs et des médias.
Nous savons que certaines des plus grandes possibilités de croissance se retrouvent dans notre secteur océanique. En tant que membres de la communauté océanique du Canada, nous sommes conscients de la signification d’une croissance de 5 fois pour les travailleurs, les entreprises, les collectivités, la croissance du marché et la compétitivité, la création de partenariats et d’alliances stratégiques ainsi que le développement de produits et de services océaniques créés au Canada à commercialiser dans le monde entier. Donner la priorité à l’économie océanique et à notre message partagé autour de celle-ci n’a jamais été aussi important que maintenant alors que le Canada est sur le point d’entamer un nouveau chapitre et qu’on établira des priorités pour façonner l’avenir de notre pays.
Il y a deux semaines, nous avons lancé une plateforme pour l’économie océanique du Canada appelée Tracer la voie vers 2035. Il s’agit d’une plateforme basée sur le potentiel de croissance défini par Ambition 2035 et d’un secteur qui est positionné pour devancer la croissance de l’économie dans son ensemble dans les années à venir. La plateforme apporte des idées pour saisir certaines des plus grandes occasions et relever certains des plus grands défis auxquels nous sommes confrontés en tant que pays, bâtir des partenariats mondiaux encore plus solides et diversifiés ainsi que favoriser le progrès de l’économie canadienne. Tracer la voie vers 2035 est un outil que vous pouvez utiliser dans les semaines et les mois à venir lors de conversations avec des décideurs et des influenceurs à travers le pays, et en particulier, lorsque vous êtes invité à partager des recommandations. Si vous ne l’avez pas déjà fait, vous pouvez télécharger Tracer la voie ici.
Le développement durable de notre océan constitue l’une des occasions les plus importantes de notre époque. Le moment est donc venu de faire preuve d’audace et de continuer à rehausser la sensibilisation, le soutien et la lancée sur la voie d’Ambition 2035. Il se passe des choses incroyables dans le secteur océanique du Canada, et vous êtes une partie importante de cette histoire. Assurons-nous donc que cette histoire soit racontée. Traçons la voie vers 2035, ensemble.
De : Nancy Andrews, Directrice de l’engagement et des communications, Canada’s Ocean Supercluster