Partenariat, résilience et possibilités dans l’Arctique

Un port nordique soutenant les pêcheurs locaux, les navires de recherche et les opérations de la Garde côtière; des données océaniques en temps réel qui aident les navires à naviguer dans les eaux glaciaires; des capteurs et des systèmes autonomes fabriqués au Canada qui élargissent les connaissances maritimes au-delà des côtes; et des collectivités connectées à l’infrastructure, à la formation et à la technologie qui apportent des débouchés économiques. Voilà ce à quoi ressemble concrètement le potentiel océanique du Canada dans l’Arctique.

Représentant plus de 70 % notre littoral, l’Arctique canadien est éloigné et souvent difficile d’accès en raison de conditions difficiles. C’est aussi l’environnement d’exploitation où les personnes, les marchandises, les navires, l’information et les possibilités se déplacent. Bien que nous sachions qu’une partie des possibilités de croissance à long terme dans le Nord est liée à la sécurité, il ne fait aucun doute qu’il s’agit aussi de l’infrastructure et des systèmes nécessaires qui nous permettent de mieux comprendre les eaux arctiques, d’y avoir accès et de mieux y opérer. Cela comprend des ports et des infrastructures maritimes, des communications et de l’énergie fiables, l’observation et les données océaniques, des systèmes autonomes, la sécurité de la navigation, la recherche et le sauvetage, la sécurité alimentaire et une main-d’œuvre qualifiée dans le Nord.

C’est en fait le fondement du Rapport d’analyse de l’Arctique publié récemment par SOC. Élaboré avec le Comité directeur de l’innovation dans l’Arctique composé de 28 membres et informé par des organisations autochtones, des collectivités nordiques, l’industrie, des chercheurs et des gouvernements, le rapport identifie des possibilités interconnectées dans les infrastructures portuaires et maritimes, l’observation et les données dans l’Arctique, le développement de la main-d’œuvre, l’énergie et les télécommunications, les pêches, le tourisme maritime et les capacités bivalentes. L’ensemble de ces recommandations souligne l’importance d’une approche écosystémique pour favoriser des avantages durables.

Un port peut soutenir le réapprovisionnement communautaire, la pêche, le tourisme, les interventions d’urgence et la sécurité. L’observation des océans peut rehausser la compréhension scientifique tout en renforçant la sécurité de la navigation et la sensibilisation maritime. Des télécommunications fiables soutiennent les communautés et les entreprises tout en permettant des systèmes numériques sécurisés. Représentant maintenant plus de la moitié de notre portefeuille de projets, des solutions comme celles‑ci et des investissements bivalents procurent des avantages à l’échelle des collectivités, de l’industrie et du soutien de la sécurité nationale.

Nous constatons également le potentiel d’investissements majeurs pour créer de plus vastes possibilités d’innovation au Canada. Le choix de TKMS comme fournisseur privilégié du Canada pour le projet canadien de sous-marins de patrouille vient souligner l’importance d’établir de solides relations industrielles et technologiques autour des principales capacités nationales. En tant que grappe océanique nationale du Canada, nous avons un réseau de 1 000 membres, composé d’entreprises, de chercheurs, de collectivités, de partenaires autochtones ainsi que des portefeuilles de projets pour y contribuer.

Il ne s’agit pas seulement de technologie et d’infrastructures. La sécurité se construit par des relations de confiance, un objectif commun et la reconnaissance de la souveraineté et de l’autodétermination des peuples autochtones. Elle se renforce grâce à des partenariats entre les organisations autochtones, les gouvernements, l’industrie et les chercheurs ; grâce à la collaboration entre les développeurs de technologie et ceux qui vivent, travaillent et veillent sur les eaux de l’Arctique ; et grâce à la coopération entre le Canada et ses alliés.

La réalisation des possibilités de croissance à long terme dans l’Arctique dépend de notre capacité à comprendre sa réalité, à y opérer, à établir des partenariats de confiance et à travailler ensemble. Et, tout en étant conscient que c’est l’océan qui relie tout cela.

De : Nancy Andrews, Directrice de l’engagement et des communications, Supergrappe des océans du Canada