Mon tout premier CANSEC : Occasions, élan et l’importance de l’exécution

C’était mon premier CANSEC, et Ottawa regorge d’occasions.

Un sentiment réel d’élan se fait sentir autour du secteur de la défense du Canada en ce moment. À partir de la Stratégie industrielle de défense, du Carrefour d’innovation pour la défense (DISH) jusqu’à l’Agence de l’investissement pour la défense, la Banque de la défense, de la sécurité et de la résilience (DSR) et des retombées industrielles et technologiques (RIT), un accent significatif est mis sur le renforcement de la capacité du Canada en matière de défense et d’innovation.

La promesse est incroyable.

En me déplaçant à travers le site, je ressentais une énergie incomparable. Un nombre record d’entreprises sont présentes ici, à partir des entreprises de premier plan établies jusqu’aux PME émergentes; toutes ces entreprises cherchent à comprendre leur place dans l’avenir de l’économie de la défense du Canada.

Ce qui m’a le plus marqué, c’est le nombre d’entreprises et de projets de Supergrappe des océans du Canada (SOC) qui ont été représentés tout au long de l’événement. C’était passionnant de voir les entreprises océaniques démontrer des capacités qui sont de plus en plus pertinentes non seulement pour les industries océaniques, mais aussi pour les applications de défense et de sécurité.

Plus important encore, bon nombre de ces entreprises possèdent déjà des capacités cherchées par le ministère de la Défense nationale. L’innovation est présente. Les talents sont présents. La technologie est présente.

En même temps, la modernisation des approvisionnements continue d’être l’un des principaux défis et sujets de conversations dans l’ensemble du secteur. On reconnaît que des travaux importants sont en cours pour améliorer la façon dont l’innovation passe des entreprises canadiennes jusqu’à l’adoption et la capacité opérationnelle, mais il est également urgent de s’assurer que l’exécution suit le rythme de l’ambition.

« Exécution » a probablement été le mot que j’ai entendu le plus souvent tout au long de l’événement.

Les cadres, les stratégies, les annonces de financement ou les engagements de dépenses ne manquent pas. La conversation passe de plus en plus des engagements en matière d’investissement à la prestation de services et à la capacité opérationnelle et à la façon dont ces efforts se traduisent par la croissance économique, la capacité souveraine et la transformation industrielle à long terme pour le Canada.

L’augmentation du nombre d’organisations agissant comme « jumeleurs » entre les grandes entreprises de défense et les PME est sans doute l’une des tendances les plus intéressantes qui se dégagent. Ces organisations apportent ainsi leur assistance aux petites entreprises pour naviguer dans la collaboration avec des entreprises de premier plan et les systèmes d’approvisionnement du gouvernement tout en aidant les entreprises établies à cerner les capacités et les technologies pertinentes au sein de l’écosystème d’innovation du Canada.

Ce rôle est important.

Le Canada compte de petites et moyennes entreprises extraordinaires, mais l’entrée dans le secteur de la défense et la navigation dans les voies d’approvisionnement peuvent être difficiles, en particulier pour les entreprises qui y participent pour la première fois. Construire des voies plus solides entre les innovateurs, les entreprises établies et le gouvernement peut s’avérer tout aussi important que les technologies elles-mêmes.

J’ai également eu l’occasion de voir une démonstration du Tech Companion (Compagnon technologique) de Modest Tree, un projet soutenu par SOC intégré dans une gamme plus vaste de services avec Babcock. Il s’agissait là d’un bon exemple de la façon dont les entreprises canadiennes élaborent des solutions pratiques et déployables qui viennent améliorer la formation, la préparation opérationnelle et la capacité de la main-d’œuvre. Plus important encore, on a démontré des possibilités découlant de la collaboration efficace de PME et de grandes organisations.

CANSEC a également renforcé le fait qu’il ne s’agit plus seulement d’une conversation tenue au Canada.

En effet, il y avait des délégations de l’Allemagne, de la Pologne, de Singapour, du Danemark, des Philippines, ainsi que de nombreux autres pays qui cherchent tous à établir des partenariats et à cerner des possibilités de collaboration. Des pays se concentrent de plus en plus sur la création de capacités souveraines qui peuvent également s’étendre en possibilités d’exportation, et le Canada fait partie de ce changement mondial plus vaste.

« Si nous voulons que les entreprises canadiennes prennent de l’expansion, nous devons continuer à créer des voies d’accès aux marchés internationaux et à renforcer les occasions de collaboration à l’échelle mondiale. »

– Kendra MacDonald

Si nous voulons que les entreprises canadiennes prennent de l’expansion, nous devons continuer à créer des voies d’accès aux marchés internationaux et à renforcer les occasions de collaboration à l’échelle mondiale.

Ce faisant, il est important de se rappeler les raisons pour lesquelles l’accent est de plus en plus mis sur les dépenses de défense à l’échelle mondiale. Le monde se sentait relativement stable pendant une grande partie de ma vie. Les hypothèses qui ont façonné la mondialisation au cours des dernières décennies évoluent rapidement. Les relations mondiales deviennent de plus en plus complexes, alors que des pays peuvent être partenaires un jour et concurrents le lendemain.

Les gouvernements du monde entier réévaluent la sécurité économique, les chaînes d’approvisionnement, l’état de préparation en matière de défense, la souveraineté technologique et la résilience en réponse à un environnement géopolitique en mutation rapide.

Cette réalité crée un sentiment d’urgence, mais aussi une occasion.

En tant que nation océanique possédant le plus long littoral du monde, les futures conversations du Canada au sujet de la défense, la résilience, la souveraineté et la sécurité croiseront de plus en plus les technologies et les capacités océaniques. De nombreuses technologies développées pour les industries océaniques sont de plus en plus reconnues comme des capacités bivalentes : innovations commerciales avec des applications de défense et de sécurité. Pour l’économie océanique du Canada, cela crée un moment important pour démontrer la façon dont les capacités océaniques peuvent contribuer à des priorités nationales plus vastes, y compris la sécurité dans l’Arctique, la sensibilisation aux questions maritimes, les infrastructures essentielles et les chaînes d’approvisionnement résilientes.

CANSEC a souligné que le Canada possède les entreprises, les technologies et les talents nécessaires pour jouer un rôle beaucoup plus important dans l’avenir de l’innovation en matière de défense. L’élan est réel. La partie importante arrive maintenant : l’exécution.

De : Kendra MacDonald, directrice générale de Supergrappe des océans du Canada