Catégorie : Blogue
BLACK IN CANADA
I recently became a citizen of Canada. During my first few days in Canada, I found many reasons to be grateful to be here. In pursuit of better economic and academic prospects, I left a blossoming career in communications and public relations in my home country of Nigeria and traveled over 7000 miles to Canada to pursue my post-secondary education. My adopted community in Victoria, British Columbia, afforded me a life-changing opportunity to connect, engage and learn about “inclusivity” and what it means for me as a Black woman in Canada. I learned through my own experience as an international student and through the lived realities of others who, like me, came to Canada as international students, immigrants, or refugees seeking opportunities for self-actualization.
These collective experiences have formed the basis for the work we do at The Inclusion Project, in leading change through research, public engagement, and inclusive leadership. Our work in employment equity seeks to engage organizations and key stakeholders in upholding equitable practices for equity-deserving groups across Canada. We do this by developing and strengthening accountability frameworks, roadmaps, and benchmarks for best-in-class practices in intersectional Racial Equity, Diversity, and Inclusion (REDI+). Through our audit, assessment, and advisory services, we serve some of Canada’s leading institutions and stakeholders across public and private sectors on standard practices for employment equity.
In my day-to-day role, I have had many opportunities to learn, educate, and advise many organizations and stakeholders on inclusivity and what it means to me as a Black woman in Canada. The reality for many like me is that these opportunities do not abound. For many Black women, there are fewer opportunities for self-actualization through economic or social access, and in many cases, representation in policy or leadership positions. Sometimes, numbers tell the story:
- Despite growth in Labour Market Availability, in 2016, less than 10% of Black Canadian professional candidates at a Canadian University were hired for middle-management positions and above. Instead, Black hires were overrepresented among service positions, and female candidates were overrepresented in administrative positions.
- In 2016, approximately 70% of Black women and 63.6% of Black men had at least post- secondary or Apprenticeship or trades certificate or diploma (StatsCan). About 1 in every 7 working women in the top 1% belonged to a visible minority group, compared with 1 in 5 in the working population (StatsCan).
- A 2021 study by the Diversity Institute shows that the unemployment rate for persons who identify as non-Indigenous and non-visible minority was 9.3%. The rates of unemployment were much higher for those who identify as South Asian (17.8%), Arab (17.3%), Black (16.8%), Southeast Asian (16.5%), Latin American (16%), Chinese (14%), and Filipino (13.2%).
While numbers do not capture all of the multi-layered, overlapping and intersectional experiences of Black people in Canada, it starts to show us where we are as a society and if we follow the prompt of the data, it also tells us what we need to do to move the needle on racial equity. To do so, we must begin by collecting and analyzing race-based disaggregated data and engaging with lived experience and expertise to help chart the course for equity in our policies, process and practices.
I hope that as a society we will find some shared imperatives to do better to respond to the needs of our own First Peoples, and as well, Black, Asian, and all other equity-deserving groups in Canada. As we work toward equity, my hope is that it will be equity for all.
Canada’s Oceans sector should not be left behind in catching up to the change that is already on the horizon. To move forward, we will need to create and strengthen opportunities for cross-sector collaborations and partnerships.

Ruth Mojeed Ramirez is the Chief Equity Officer of The Inclusion Project. She brings extensive lived experience and grounded expertise to her work in racial equity, diversity and inclusion. Her research, engagement and solutions design focus on an intersectional and inter-generational approach to address complex issues of race, decolonization and gender equity. She leads organizational REDI strategy development and coaching among multi-level stakeholders in public and private sectors. You can read about some of her work through the Employment Equity Partnership & the Racial Equity, Diversity & Inclusion.
Canada’s Ocean Startup Ecosystem can lead the world in the Blue Economy
Richard Egli, Managing Director at Alacrity Canada
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L’écosystème de démarrage dans le secteur de l’océan du Canada sera le chef de file mondial de l’économie bleue
Don Grant, directeur exécutif du projet Ocean Startup (Démarrage dans le secteur de l’océan)
| Riche de technologies perturbatrices et transformatrices qui viennent refaçonner notre façon d’interagir avec nos océans, l’écosystème de démarrage dans le secteur de l’océan du Canada émerge rapidement en tant que chef de file de l’économie bleue. Les innovateurs de tout le pays prennent en effet conscience de l’une des possibilités les plus importantes du siècle en tirant parti de l’expérience, des connaissances et d’un esprit d’entreprise afin de créer des initiatives rentables qui sauront rehausser la santé des océans tout en faisant progresser le rôle du Canada dans un avenir plus durable et plus propre.
Malgré l’ampleur de ces possibilités, on retrouve encore une certaine confusion par rapport aux implications réelles de la technologie bleue. Simplifions donc cette notion en utilisant un terme analogue qui gagne en importance dans le discours public : la technologie bleue est la technologie propre. La technologie propre peut être définie comme toute technologie, tout produit ou service qui utilise moins de matériaux ou d’énergie, qui génère moins de déchets et qui provoque moins d’effets environnementaux négatifs que la norme de l’industrie. C’est précisément la nature de la technologie bleue pour l’océan. Examinons quelques exemples concrets de démarrages d’entreprises régénératrices dans le secteur de l’océan. Débutons par l’entreprise 3F Waste Recovery de Terre-Neuve-et-Labrador qui achète des peaux et des os de morue, traditionnellement considérés comme des déchets coûteux, et les utilise pour développer le premier collagène qui va « au-delà de la qualité alimentaire » dans des produits de beauté et des produits pharmaceutiques ainsi que d’autres produits. Reconnaissant les avantages que représente l’économie circulaire pour les entreprises, les gens et la planète, l’entreprise s’est donné pour mission de concevoir une gamme de produits à partir de déchets de poisson qui ont en fait une valeur plus élevée que la chair de poisson elle-même. 3F ne perturbe donc pas une industrie traditionnelle, mais elle adopte plutôt une nouvelle approche verticale qui crée un nombre plus élevé d’occasions économiques tout en réduisant les déchets. Cascadia Seaweed de la Colombie-Britannique et Seachange Biochemistry de la Nouvelle Écosse font pousser et traitent respectivement l’une des ressources les plus sous-utilisées et les plus importantes au monde, soit les algues, pour créer des entreprises en démarrage robustes et régénératrices de conditions environnementales dans le secteur de l’océan. Les algues offrent d’énormes possibilités de croissance dans de multiples marchés verticaux et ces entreprises exploitent ces possibilités d’une façon unique. Toutefois, ce qu’on retrouve au cœur de toutes ces entreprises en démarrage, c’est leur engagement à bâtir des entreprises massivement évolutives fondées sur des principes respectueux de l’environnement et socialement responsables. Le Canada sera le chef de file mondial dans ce secteur. Une autre entreprise de la Colombie-Britannique, a2o Advanced Materials Inc., met au point une nouvelle technologie de revêtement marin à base de polymères qui pourrait atténuer considérablement l’incidence environnementale de l’industrie du transport maritime, créant ainsi des environnements marins plus propres et réduisant également les émissions de gaz à effet de serre. Leur technologie bleue vient remplacer les peintures antisalissures conventionnelles qui libèrent des composés toxiques dans l’environnement marin par un système de revêtement non toxique qui réduit la traînée. La réduction de la traînée procure une meilleure efficacité des navires; ce qui se traduit par une réduction directe de la consommation de carburant et permet donc à la technologie de réduire directement les émissions de GES. L’entreprise prévoit d’ailleurs une réduction de l’ordre de 10 % des émissions de GES/CO2 en utilisant son revêtement de réduction de friction par rapport à une coque propre avec une peinture antisalissure standard. Le secteur des océans regorge de possibilités et l’écosystème de démarrage dans le secteur de l’océan connaît une lancée incroyable. La technologie bleue compte de nombreux autres développements significatifs tels que l’électrification de la propulsion marine, la capture et la séquestration du carbone dans les océans, l’utilisation accrue d’opérations autonomes, incluant les navires de surface sans équipage et les véhicules sous-marins autonomes ainsi que plusieurs autres. Le projet Ocean Startup (Démarrage dans le secteur des océans), en partenariat avec Supergrappe des océans du Canada, collabore actuellement avec 40 entreprises en démarrage de l’océan qui ont été retenues parmi 140 candidats canadiens. Alacrity Canada voit d’ailleurs une hausse d’intérêt et d’innovations océaniques proposées quotidiennement. Il se passe quelque chose de spécial dans le secteur des océans au Canada; cela transforme notre économie, régénère nos océans et notre avenir climatique et confirme encore plus la position de chef de file mondial en matière de durabilité de ce pays. En tant qu’innovateurs et citoyens du monde, nous avons tous un rôle à jouer dans l’économie bleue, et avec le monde entier qui observe, n’est-ce pas là le meilleur moment pour transformer des idées innovantes en entreprises prospères et durables? |
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Holiday Message – Message du temps des fêtes – 2021
Message du temps des fêtes – 2021
Une croissance économique inclusive et durable passe par un changement dans notre façon de mener des activités dans notre océan
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Inclusive and sustainable economic growth means changing the way we work in our ocean
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Vérité et réconciliation
de : Ralph Eldridge, Gestionnaire de la mobilisation des Autochtones,
Supergrappe des océans du Canada
Vérité et réconciliation sont deux mots très puissants dans le lexique canadien d’aujourd’hui. Séparément, ils ne sont que des mots futiles, mais lorsqu’ils sont réunis, ils représentent alors un passé sombre, un présent douloureux et les efforts continus d’un pays pour réparer les préjudices faits à ses peuples autochtones.
Cette semaine, nous prenons un temps d’arrêt pour la première fois en tant que pays pour souligner la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, une journée pour commémorer les enfants perdus des pensionnats, les survivants et les générations des personnes qui continuent d’être touchés par cet héritage traumatique. On avait d’abord proposé cette journée il y a près de six ans en tant que l’un des 94 appels à l’action du rapport final de la Commission de vérité et réconciliation (CVT) Bien que cela a nécessité beaucoup de temps, la création de ce nouveau jour férié fédéral a été rapidement annoncée après la pénible confirmation d’environ 200 sépultures à un ancien pensionnat de la Colombie-Britannique sur le territoire de la Première nation de Tk’emlúps te Secwépemc, suivie par des preuves supplémentaires par la Première nation de Cowessess de 750 autres tombes anonymes dans un ancien pensionnat de la Saskatchewan.
On estime que plus de 150 000 enfants autochtones ont été arrachés de leur famille aimante pour devoir faire face à un grave endoctrinement qui leur a volé leur identité. Comme la plupart des Canadiens, je frémis simplement à l’idée de l’héritage de ce traumatisme et à la façon dont il a entraîné tant de déséquilibres et de désespoir auxquels les communautés autochtones sont confrontées d’un océan à l’autre. Il est difficile d’imaginer comment cela puisse être réconcilié de sitôt, mais sans aucun doute, cela doit commencer par la vérité, la vérité des voix autochtones, la façon dont elles choisissent de le dire et qui décrit la véritable mesure de l’assimilation forcée.
Je dois avouer que je n’ai pas lu les rapports complets de la Commission de vérité et réconciliation (CVT). J’ai lu de savants articles et des résumés des conclusions ainsi que les 94 appels à l’action de la CVT. Ces appels sont un mélange d’actions qui tentent de reconstruire ce qui a été perdu pour les peuples autochtones et de mesures concrètes que tous les Canadiens peuvent préconiser. Ces appels à l’action, ainsi que la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, sont de bons points de départ pour que les Canadiens commencent à s’instruire sur les injustices historiques, l’apartheid et le génocide des peuples autochtones ainsi que les voies de réconciliation qui s’offrent à eux.
Dans un rôle antérieur, j’ai eu le privilège d’être en contact avec les meilleurs éducateurs autochtones de Terre-Neuve, qui réalisent une refonte d’un programme qui représenterait mieux les points de vue autochtones. Par ces conversations, j’ai commencé à comprendre que les résultats d’apprentissage pour les peuples autochtones doivent être fondés sur des enseignements autochtones réflexifs, réfléchis, intergénérationnels, spirituels et interreliés. Je pense que tous les Canadiens peuvent appliquer cette approche dans leur façon d’aborder leur propre compréhension des points de vue du monde autochtone. Nous pouvons avoir une meilleure écoute, non pas avec notre mentalité linéaire occidentale, mais avec une compréhension circulaire : ce qui s’est passé dans le passé apporte une incidence sur le présent et ce que nous faisons maintenant aura une incidence sur les sept générations futures. La compréhension ouvre des opportunités.
L’Aîné mi’kmaw Albert Marshall a d’abord conceptualisé Etuaptmumk – Vision des deux yeux. Cela est fondé sur une approche intégrée de l’apprentissage, pour voir d’un œil les forces des connaissances et du savoir autochtones, et de l’autre œil, les forces des connaissances et du savoir occidentaux. Les communautés autochtones sont des collaborateurs naturels de la gestion des ressources océaniques, de l’innovation et de la recherche qui sont enracinées dans leurs liens historiques, traditionnels et culturels avec l’océan. Pour les participants du secteur des océans, cette sagesse peut être le principe directeur pour bâtir des relations avec les communautés autochtones et établir des partenariats qui déterminent des priorités communautaires avantageuses pour les deux parties. Pour Supergrap
Truth and Reconciliation
By: Ralph Eldridge, Indigenous Engagement Lead, Canada’s Ocean Supercluster
Truth and Reconciliation are two very powerful words in the modern Canadian lexicon. Separately, they sit as idle words but when paired they represent a dark past, a painful present, and a country’s continuing effort to make reparations with its Indigenous peoples.
This week, for the first time, we pause as a country to mark the National Day for Truth and Reconciliation, a day to commemorate the lost children of residential schools, survivors, and the generations of those who continue to be affected by this legacy of trauma. It was first proposed, nearly six years ago, as one of 94 Calls to Action of the TRC’s final report. Although a long time in the making, the creation of this new federal statutory holiday was announced quickly after the very painful confirmation of an estimated 200 burial sites at a former BC residential school on the Tk’emlúps te Secwépemc First Nation and later followed by further evidence by the Cowessess First Nation of an additional 750 unmarked graves at a former residential school in Saskatchewan.
It is estimated that over 150,000 Indigenous children were ripped from the grips of their loving families to face a severe indoctrination that robbed them of their identities. Like most Canadians, I shudder to comprehend the legacy of this trauma and how it has resulted in so much of the disparity and desperation faced by Indigenous communities coast to coast to coast. It’s hard to imagine how this can ever be reconciled any time soon, but without a doubt, it has to begin with the truth, the truth from Indigenous voices, the way they choose to tell it, and that describes the true measurement of forced assimilation.
I have to admit, I have not read the Truth and Reconciliation Commission’s full reports. I have read scholarly articles and summaries of findings and have read the TRC’s 94 Calls to Action. These calls are a blend of actions that attempt to rebuild what has been lost for Indigenous peoples and are concrete measures for which all Canadians can advocate. These Calls to Action, along with the United Nations Declaration on the Rights of indigenous Peoples are good starting points for Canadians to begin to educate themselves on the historical injustices, apartheid, and genocide of Indigenous peoples, and reconciliatory paths forward.
I had the privilege, in a previous role, to be connected with top Indigenous Educators in Newfoundland redeveloping curriculum that would better represent Indigenous perspectives. Through these conversations, I began to appreciate that learning outcomes for Indigenous people must be based in Indigenous teachings that are reflexive, reflective, intergenerational, spiritual, and interconnected. I think all Canadians can apply this in how they approach their own understanding of Indigenous world views. We can do a better job of listening, not with our western linear mindset, but with a circular understanding that what has happened in the past will affect the present, and what we do now will affect the future seven generations. Through understanding there is opportunity.
Mi’kmaw Elder Albert Marshall first conceptualized Etuaptmumk – Two-Eyed Seeing. It is based on an integrated approach to learning – to see from one eye with the strengths of Indigenous knowledge and ways of knowing, and from the other eye with the strengths of Western knowledge and ways of knowing. Indigenous communities are natural collaborators in ocean resource management, innovation, and research which is rooted in their historical, traditional, and cultural connection to the ocean. For ocean sector participants this wisdom can be the guiding principle to forge relationships with Indigenous communities and build partnerships that identify community priorities that benefit both parties. Certainly, for the Ocean Supercluster this is where our work begins. Stay tuned.
Ralph Eldridge
Indigenous Engagement Lead,
Canada’s Ocean Supercluster
Le changement de marée
de : Aaron Stevenson, PDG de Ashored Inc
Nous vivons un moment passionnant dans la technologie des océans au Canada et en particulier chez Blue Tech, que je décris comme étant l’intersection des sciences, de la technologie et de l’industrie maritimes. L’entreprise est née de la masse croissante de connaissances qui examinent la vue d’ensemble en étudiant les façons, les moyens et les répercussions générales de notre présence et de nos activités sur les océans. Elle développe de nouvelles technologies et, dans certains cas, elle les combine à des technologies et des matériaux du passé pour tirer parti des avancées au bénéfice des industries tout en minimisant l’impact global pour le bienfait des écosystèmes océaniques.
En ce qui a trait à l’industrie de la pêche, qui représente le cœur des activités de Ashored, les répercussions négatives font souvent la une et elles présentent des statistiques aussi percutantes que : « l’industrie de la pêche commerciale contribue à 640 000 tonnes de près des 8 millions de tonnes de plastiques qui entrent chaque année dans nos océans » et « environ 140 000 animaux marins meurent chaque année en raison de l’enchevêtrement dans les engins de pêche ». Même sans faire une plongée en profondeur dans les microplastiques et le lessivage par additifs chimiques, nous pouvons très rapidement conclure que cela aura en effet une incidence négative sur la vie des océans. Toutefois, ce qui est moins compris, c’est l’analyse de rentabilisation des pêches pour résoudre les problèmes des engins de pêche abandonnés, perdus et autrement rejetés (ALDFG) ainsi que d’autres défis écologiques.
Par exemple, dans les pêches à engins fixes comme celle au homard et au crabe, l’une des conséquences de l’ALDFG est un scénario connu sous le nom de « pêche fantôme » où la vie marine capturée dans des pièges perdus meurt et devient des appâts pour d’autres espèces dans un cycle continu. Pour la perte économique reliée à la pêche commerciale, certaines études estiment que la perte due à la concurrence artificielle créée à partir de ces pièges de pêche non tendus équivaut à 4,5 % de la récolte annuelle moyenne.
L’argument le plus convaincant en faveur de la technologie bleue du point de vue de l’industrie vient peut-être des consommateurs finaux. Aujourd’hui, les gens veulent savoir d’où provient leur nourriture, comment elle a été récoltée; ils veulent savoir que leur nourriture est non seulement saine et sécuritaire, mais aussi qu’elle est récoltée ou produite d’une manière qui est aussi saine et sécuritaire pour l’environnement. Les énoncés sur les menus décrivant les aliments ou les ingrédients comme « sans danger pour les baleines », « d’origine durable » et « pêchés à l’état sauvage » traduisent tous un sentiment plus élevé de valeur et de responsabilité environnementale. Ce qui est peut-être encore plus révélateur, ce sont les changements de politique au niveau des gouvernements dans le monde au cours de la dernière décennie qui apportent maintenant des changements aux réglementations et du financement pour soutenir ces initiatives vertes et bleues. L’annonce récente du gouvernement fédéral du Canada concernant la technologie de protection des baleines en est d’ailleurs un bon exemple. Non seulement la technologie de protection des baleines sera obligatoire dans les pêches à engins fixes à partir de 2023, mais on investit également 20 millions de dollars dans un fonds de sécurité des baleines pour soutenir l’adoption de cette technologie avant les saisons de pêche de 2023.
Il s’agit d’une excellente nouvelle pour nous, en tant que jeune entreprise et seul fabricant canadien d’engins de Rope-on-Command (sans cordes). Cela vient positionner le Canada à l’avant-garde de ce changement global vers une économie bleue et crée ici même des possibilités de croissance, d’innovation et d’exportation alors que d’autres pays cherchent à suivre l’exemple du Canada.
Personnellement, la chose qui rend l’économie bleue particulièrement attrayante, c’est qu’elle en est encore plus ou moins à ses débuts et qu’elle est étayée par l’idée de mieux faire les choses au rythme de l’accroissement de nos connaissances. Chez Ashored, nous avons commencé par l’idée que nous voulions nous attaquer à un problème ressenti localement et d’importance mondiale. Nous le faisons, et nous faisons une différence dans le processus, mais pour les entrepreneurs potentiels qui cherchent à faire leur marque, le passage mondial à une économie bleue crée un monde de nouvelles occasions dans un large éventail de secteurs industriels et de domaines d’étude qui offriront de nombreux défis plus importants à l’échelle mondiale pour les années et les décennies à venir.

Aaron Stevenson
PDG de Ashored Inc










